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mercredi 5 octobre 2022

Le poulet à 380 DA le kilo: Flambée des prix de la volaille

Le coût du poulet connaît une augmentation remarquable ces jours-ci, au grand dam des ménages à faible revenu, passant de 290 à 380 dinars le kilo en l’espace de quelques jours. Le marché de la volaille a connu une accalmie entre-temps, mais ces derniers jours les prix de la viande blanche ont connu une nouvelle hausse inexpliquée. Une situation qui, au demeurant, ne laisse pas indifférent le consommateur qui se voit privé de ces denrées, naguère à la portée des petites bourses. Ainsi, la ménagère se trouve contrainte de gérer de manière draconienne ses ressources financières en se rabattant sur d’autres produits. En effet, si la hausse des prix sur les marchés a toujours été observée pendant la période des fêtes, les prix tendaient à reprendre leurs cours et se stabiliser. Mais il semblerait que ce qui était occasionnel est maintenant devenu la règle. Les prix affichés varient selon la qualité des produits, allant du meilleur au moins bon quand il ne s’agit pas tout simplement de mauvaise qualité, c’est du moins ce que nous avons constaté, hier, lors d’une virée dans quelques marchés de la capitale. Le poulet s’affiche entre 360 et 380 dinars/kg sur les présentoirs des boucheries. Selon des informations recueillies auprès des bouchers, cette augmentation est due à la hausse du prix des aliments de volaille. Selon certains détaillants, la multiplication d’intermédiaires est aussi à l’origine de cette flambée. D’autres l’expliquent par l’éternelle équation de l’offre et de la demande. «Nous aussi sommes surpris par cette hausse des prix du poulet», dira un boucher. Un des vendeurs nous a affirmé que tout se passe au marché de gros. Notre interlocuteur nous a expliqué qu’il a eu du mal à s’approvisionner au marché de gros et n’a pu l’acquérir qu’au prix de 350 DA le kilo, accusant l’absence de toute surveillance de la part du ministère du Commerce. Approché, un père de famille dira : «Quand le citoyen va au marché, il reste stupéfait. Comment un simple fonctionnaire peut vivre ou nourrir ses enfants ?» Selon lui, «cette situation est due à l’absence de contrôle. On apprend par-ci par-là que l’Etat a mis en place des cellules de lutte contre la fraude, mais la réalité est qu’il n’y a pas de suivi sur le terrain puisque les commerçants n’en font qu’à leur tête». Une autre citoyenne témoigne : «La situation est déplorable, car on est en train de survivre et l’Etat ne fait rien pour y remédier». Les citoyens espèrent que les services concernés relevant de la Direction du commerce effectueront un contrôle rigoureux des prix qui ont dépassé le pouvoir d’achat du simple citoyen. A noter, par ailleurs, que dans les restaurants le prix de la viande blanche demeure le même. Cependant, certains restaurateurs pensent à le revoir à la hausse. «Pour l’instant, le prix de ce type de viande reste stable. Nous maintenons la même fourchette des prix mais nous serons dans l’obligation de l’augmenter si le problème perdure encore. Nous n’avons absolument pas le choix que de répercuter cette hausse sur le prix du repas», nous a expliqué un propriétaire.

Meriem Benchaouia

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