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jeudi 8 décembre 2022

Le poète Boualem Mihoub: «La mer est ma première source d’inspiration»

Auteur de quatre recueils de poèmes, dont «Brise d’espoir», «Salamandre, poème d’émotion», «Le jour se lève sur l’Algérie» et «Fragments d’étoiles», Boualem Mihoub est un poète qui monte les vagues pour écouter leurs histoires et partager ses émotions avec des mots soigneusement choisis. La brise de la Salamandre, plage à Mostaganem où il demeure, l’inspire beaucoup et transmet ses émotions en poèmes très sensibles. Enseignant de profession, il s’est récemment engagé dans une nouvelle expérience en traduction, notamment d’un recueil de poésie de Bachir Azzouz et d’un roman de Abdelkrim Abbassi. Boualem Mihoub est un artiste à la recherche de la beauté et de la créativité. Il partage avec nous sa passion et ses projets.

Propos recueilli par Abla Selles

Le Jour d’Algérie : Depuis quand écrivez-vous des poèmes ?
Boualem Mihoub : Dans les années quatre-vingts, j’écrivais mes textes en arabe et les mettais en musique. J’avais aussi, dans le temps, écrit des poèmes en français que je n’ai pas gardés. Sinon, depuis 2015 je m’y suis mis.
La mer et la nature sont omniprésentes dans vos poèmes. Pourquoi ?
Je suis natif de la ville côtière de Mostaganem. J’ai grandi avec la mer et avec le temps j’ai tissé avec elle une relation très particulière. La mer est ma première source d’inspiration, elle m’accompagne et m’oriente dans mes écrits. La voix de ses vagues me semble comme une musique qui raconte mille et une histoires.
Comment avez-vous eu
l’idée de vous engager dans la traduction ?
On m’avait contacté pour la traduction d’un recueil de poésie pour enfants, sur la conduite du Prophète, que la paix et le salut soient sur lui. Une première expérience réussie. Les éditions Al Amir, éditant et publiant ledit recueil en France et en Belgique, ayant remarqué mon travail, me proposèrent la traduction d’un roman, «Le havre des chimères et de l’égarement» qui vient de paraître. J’ai pris les voiles de l’aventure et fait la traversée entre les flots de cette passion d’écrire, réécrire. Je parle de traduire, un regard d’émotion et de transmission à travers la littérature, la poésie et les romans. Ce qui m’a aidé aussi à m’engager dans cette expérience, c’est ma profession d’enseignant que j’exerçais avec passion. Ce n’était pas seulement un travail à accomplir mais aussi une passion, celle de planter, avec les apprenants, l’arbre du savoir, les inciter à apprendre, à écrire, à être inventifs.
Vos projets pour l’avenir…
Pour le moment, j’ai un recueil de poésie intitulé «Un monde artificiel» qui devra paraître dans quelque temps aux éditions Dar El-Amir. Je travaille aussi sur la traduction de trois romans vers la langue française. Je dois dire, dans ce sens, que la traduction est une belle expérience, mais je ne cesserai jamais d’écrire des poèmes. A. S.

Un extrait du recueil de poèmes «Le jour se lève sur l’Algérie»
Paix

Soleil enlaçant, d’harmonie, la magnificence
Du chef-d’œuvre de la paix, en beauté, à transmettre
À la hauteur, de toute clarté, à l’innocence
Comme l’ayant appris, les disciples de leurs maîtres.
Que d’enjeux sinistres dans un fouillis de mensonges
Qu’une lèpre, en transe, du haut de sa tribune
Tisonne la partition des corridors d’un songe
Et crache les braises dans une danse nocturne.
Mais l’aube soufflera sa brise imperceptible
Leurs guirlandes de lamentos, chapelets d’illusions
En ces temps désertiques, fermentés de déceptions.
Et l’azur d’un ciel rayonnera d’un temps paisible
De jardins remplis de rêves, suspendus au bonheur
Enchanteront les regards, la joie semée dans les cœurs.
Boualem Mihoub

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