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mardi 28 septembre 2021

Le plasticien Tahar Hadhoud au Jour d’Algérie : «Un symposium international de la sculpture est une nécessité»

C’est un artiste ambitieux, dynamique, créatif et qui travaille durement pour réussir sa carrière. Il s’agit de Tahar Hadhoud, un artiste peintre et sculpteur qui a beaucoup de projets à réaliser mais avance à petits pas et sûrement pour atteindre son but. Dans cet entretien, il nous parle de ses projets et de ses ambitions d’artiste.

Propos recueillis par Abla Selles
Le Jour d’Algérie : Le public vous connait à travers la peinture ou par vos sculptures ?
Tahar Hadhoud : J’ai commencé ma carrière professionnelle en tant qu’artiste peintre, mais avec le temps j’ai éprouvé une sensibilité particulière à la sculpture. Cela ne signifie pas que j’ai quitté le monde de la peinture. Il y a des choses que j’exprime mieux avec la peinture et d’autres avec la sculpture. Il faut savoir que l’état d’âme de l’artiste et ses sources d’inspirations sont le moteur de la créativité.

Entre la peinture et la sculpture, où vous retrouvez-vous le mieux ?
Les couleurs coulent dans mon sang mais je me retrouve beaucoup plus dans la sculpture. J’aime bien les sculptures monumentales car ce domaine évolue rapidement et provoque en moi une créativité particulière. J’aime faire un travail qui n’a pas seulement un sens mais qui raconte aussi une histoire, un travail qui met en valeur un passé dont la vie est plus longue que l’être humain lui-même. Il y a aussi le côté commercial. Les sculptures sont plus demandées que les toiles et l’artiste qui vit de son art doit prendre en considération ce point.

Comment avez-vous passé la période de confinement ?
Le confinement était une nécessité à cause de la pandémie de Covid-19. Je l’ai passé comme tout le monde à la maison, plus précisément dans mon atelier. C’est vrai, j’étais un peu déçu car je devais participer à des symposiums à l’étranger, mais comme les aéroports étaient fermés je n’ai pas pu voyager. Il faut reconnaître que j’ai profité de cette période pour donner libre cours à mon imagination et ma créativité. Sans m’en rendre compte, je me suis retrouvé avec plus de 80 peintures et 20 sculptures après le confinement. Je tiens à dire dans ce sens que l’être humain doit être positif pour pouvoir vivre et s’épanouir. Il est vrai que la pandémie de Covid-19 nous a perturbés, mais il faut se faire des motivations pour ne pas tomber dans le vide et l’angoisse.

Vous n’êtes pas très présent sur les réseaux sociaux. Pourquoi ?
Oui c’est vrai, le monde virtuel ne m’attire pas trop. D’ailleurs, je me suis engagé dans les activités en ligne comme tous les artistes, mais ça n’a pas marché comme je le voulais. Je ne sais pas si c’est une question d’habitude ou autre mais je préfère l’exposition en mode présentiel. J’aime le contact direct avec le public, communiquer avec les gens, échanger des idées et des informations. Le travail sur internet c’est comme parler avec une machine qui n’a pas d’âme ni de sentiments.

Parlez-nous de vos projets.
Les projets sont nombreux et énormes mais j’essaye de travailler durement et avancer sûrement. Actuellement, je pense qu’un symposium international de la sculpture est une nécéssité. Cet art est en évolution rapide et on a des talents qui méritent d’être mis en valeur. Un tel évènement permet aussi l’échange des expériences entre les artistes. J’ai eu l’occasion d’en parler avec madame la ministre de la Culture et des Arts afin qu’y participent des artistes de renommée internationale pour enrichir l’évènement. Je souhaite que les choses avancent rapidement pour que les sculpteurs algériens puissent prouver leur talent et participer à des évènements internationaux. Si ce projet voit le jour, il aura l’histoire et le patrimoine national comme thème.
A. S.

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