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samedi 1 octobre 2022

Le pétrole au plus haut depuis deux mois: Le Brent à plus de 120 dollars

Tirés par la fin des mesures anti-Covid 19 en Chine présageant d’une demande soutenue, les prix du pétrole se stabilisaient hier à un niveau élevé, dépassant ainsi les 120 dollars le baril.

Par Louisa A.R.

Depuis le début de l’année, l’envol de la demande avec la fin des restrictions liées au Covid-19 à travers le monde et la perturbation du marché causée par la crise en Ukraine ont fait augmenter le prix du Brent de 55 % et celui du WTI de 58 %.
Ainsi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août montait de 0,34 % à 120,13 dollars. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison en juillet prenait 0,38 % à 119,28 dollars, après être monté à 120,99 dollars, un sommet depuis début mars. «La demande en énergie devrait rebondir en Chine avec la levée de restrictions sanitaires à Pékin, et même s’il ne faut pas prévoir une embellie incroyable de l’économie, la reprise post-confinement devrait alimenter les inquiétudes sur l’offre de pétrole», prévoient des analystes. Certains analystes du marché estiment, par ailleurs, que la demande mondiale dépasse largement l’offre malgré une augmentation des quotas de production annoncée par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et de ses alliés (Opep+). L’Opep+, qui avait augmenté ses objectifs de production ces derniers mois de 432 000 barils par jour, a annoncé, jeudi, une hausse de 648 000 barils par jour.
Mais de nombreux observateurs du marché soulignent que les 23 pays de l’accord Opep+ peinent déjà à atteindre leurs objectifs. Signe de la vigueur de la demande, la société saoudienne du pétrole Saudi Aramco a augmenté ses prix à la vente pour ses clients asiatiques dimanche.
Les analystes de Bank of America (BofA) Global Research s’attendent à ce que le baril de Brent de mer du Nord puisse dépasser les 150 dollars en cas de forte diminution des exportations du pétrole russe. Les cours pétroliers ont flambé après l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février : le baril de Brent avait dépassé 139 dollars le 7 mars, du jamais vu depuis 2008, et celui du brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) est monté jusqu’à 130,5 dollars à la même date. Ils évoluaient respectivement autour de 117 dollars et 113 dollars. «Avec notre objectif de 120 dollars le baril de Brent maintenant en vue, nous pensons qu’une forte contraction des exportations de pétrole russe pourrait (…) pousser le Brent bien au-delà des 150 dollars le baril», a déclaré Bank of America (BofA) dans une note de recherche. Bank of America estime que le prix moyen du Brent cette année sera de 104,48 dollars le baril et de 100 dollars en 2023. Pour les analystes, la demande ne devrait pas retrouver cette année son niveau d’avant la pandémie car les problèmes d’approvisionnement persistent. «Une augmentation de 30 dollars par baril cette année a réduit la demande de 1,5 million de barils par jour, ce qui ne permet pas un retour à un niveau antérieur au Covid», ont déclaré les analystes de BofA. Ils estiment que la demande pourrait s’approcher du niveau pré-Covid l’année prochaine, si la production russe se maintient à près de 10 millions de barils par jour et si les approvisionnements des pays de l’Opep+ augmentent.
L. A. R.

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