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vendredi 12 août 2022

Le niveau de production abordé en réunion de l’Opep+ / Arkab : «L’Algérie n’écarte aucune option»

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés, désignés sous le nom d’Opep+, examineront lors de leur prochaine réunion, le 4 janvier, toutes les options, y compris la baisse de la production, suite aux derniers développements sur le marché, liés notamment à la propagation du variant Omicron du coronavirus, a indiqué le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab.

Par Meriem Benchaouia

«Nous agissons de manière responsable et proactive afin d’assurer la stabilité du marché pétrolier, offrant une visibilité exceptionnelle en termes de politiques d’offre dans l’intérêt bien évidemment des producteurs, de l’industrie pétrolière et pour l’ensemble des consommateurs. C’est dans ce même esprit que nous nous réunirons le 4 janvier 2022 afin d’évaluer la situation du marché pétrolier international et ses perspectives d’évolution à court terme», a déclaré le ministre dans un entretien accordé à l’agence nationale de presse. Les membres de l’alliance Opep+ seront «extrêmement attentifs aux développements récents sur le marché, notamment pour ce qui est de l’impact potentiel de la nouvelle vague de contaminations sur la consommation mondiale de pétrole et pour ce qui est de la mise prochaine sur le marché d’importants volumes en provenance des stocks pétroliers stratégiques», a-t-il expliqué. «Tant que nous ne nous sommes pas réunis, il serait hasardeux de s’avancer sur l’issue de nos discussions. Nous pourrions prendre la décision d’augmenter en janvier prochain notre production de 400 000 barils/jour, de maintenir le niveau actuel inchangé ou de procéder à une baisse de notre offre globale», a souligné encore M. Arkab. Selon le ministre, la forte vague de contaminations, notamment en Europe, et l’apparition d’un nouveau variant dont le degré de virulence n’est pas encore connu, sont de nature à «élever les incertitudes» sur le marché mondial du pétrole. La persistance des vagues du Covid-19, poursuit-il, risque d’altérer la reprise économique mondiale et retarder le retour à une situation pré-pandémique et elle «ne sera pas sans conséquence sur la croissance de la demande pétrolière mondiale». Par ailleurs, la décision d’un certain nombre de pays consommateurs de recourir à leurs stocks pétroliers stratégiques, pour un volume global de 66 millions de barils, «ne vise pas à répondre à un besoin de demande de pétrole, mais à créer les conditions d’une offre excédentaire afin de pousser les prix à la baisse», a-t-il estimé. «Même si cet effet d’annonce ne s’est pas traduit par une contraction des prix du pétrole, nous restons très attentifs à l’impact que ses volumes additionnels auront sur l’équilibre et la stabilité du marché pétrolier au cours des prochains mois», a-t-il ajouté. S’agissant de l’évolution des cours pétroliers en 2022, le ministre a fait observer que le redressement des cours du pétrole qui évoluent au-dessus de 60 dollars/baril depuis février dernier a soutenu significativement l’activité de forage aux Etats-Unis et ailleurs. «Cette situation, conjuguée au rythme d’ajustement haussier de la production de l’Opep+ et face aux pressions inflationnistes et le risque sanitaire devant affecter la demande, les cours du pétrole risquent de subir une pression à la baisse», a-t-il estimé, précisant que l’évolution des cours sera limitée à la fourchette 60-80 dollars/baril. Pour le moyen terme, les cours vont dépendre de plusieurs facteurs, notamment l’évolution de la situation sanitaire, la reprise de la croissance économique ainsi que la relance des investissements dans l’amont pétrolier et gazier dont le montant reste largement en deçà du niveau observé avant 2014, selon M. Arkab.

Hausse de la production commerciale des hydrocarbures de 16,1 %
La production commerciale des hydrocarbures en Algérie a enregistré une hausse de 16,1 % durant les neuf premiers mois de l’année 2021, comparativement à la même période de 2020, a indiqué le ministre de l’Energie et des Mines. Ainsi, la production commerciale des hydrocarbures est passée de 104,7 millions de Tonne équivalent pétrole (TEP), à fin septembre 2020, à 121,5 millions de TEP à fin septembre 2021, a-t-il précisé. Il s’agit d’une «forte reprise» des activités de la branche des hydrocarbures qui intervient après une année 2020 «marquée par un désinvestissement et un ralentissement de l’activité». Cette performance a été enregistrée essentiellement grâce à la hausse de la production du gaz naturel et GPL, respectivement de +31 % et 4 %. Quant aux volumes exportés, ils ont connu la même tendance haussière pour atteindre 72 millions de TEP, soit une croissance de 22 %, selon le ministre.
M. B.

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