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mercredi 28 septembre 2022

Le directeur du contrôle au ministère de l’Industrie pharmaceutique : L’Algérie produira des médicaments contre le diabète et le cancer

S’exprimant, hier, sur les ondes de la Radio nationale, le directeur du contrôle au ministère de l’Industrie pharmaceutique, Bachir Allouache, a révélé que le ministère, avec le partenaire russe, est en train de mettre les dernières retouches dans la production du vaccin anti-Covid «Sputnik V» en Algérie. En effet, il a indiqué qu’en application des dernières directives prises par le président de la République lors du récent Conseil des ministres où il a ordonné «la poursuite des contacts avec le partenaire russe pour le lancement du projet de production du vaccin Sputnik V en Algérie, dans les plus brefs délais», le ministère de l’Industrie pharmaceutique a «pris toutes les mesures nécessaires pour faciliter l’entrée en vigueur du projet de production de vaccins». À cet égard, l’invité de la Chaîne 1 a assuré que le ministère est en contact avec le Fonds russe pour les investissements directs en tant que représentant de la Russie pour la réalisation de ce projet, et qu’ils sont sur le point de finaliser le projet pour entrer prochainement en phase de production qui sera assurée exclusivement par le groupe pharmaceutique public «Saidal» au niveau de la wilaya de Constantine. Dans ce contexte, M. Allouache a souligné que l’Algérie est capable de produire le vaccin dans ses quatre étapes, grâce à sa maîtrise de la technologie de production des vaccins et à son expérience antérieure dans ce domaine, ainsi qu’à sa possession des laboratoires et de l’expertise humaine nécessaire, soulignant qu’il existe d’autres projets à cet égard avec le partenaire chinois. Il a ajouté que Saidal entreprendra la production dans la première étape, à condition que le secteur privé soit impliqué dans le processus plus tard, ajoutant que le ministère vise à exporter vers les pays voisins après avoir répondu aux besoins du marché national. D’autre part, M. Allouache a expliqué que le code national des médicaments comprend 3 600 médicaments, dont 2 200 fabriqués localement, et qu’afin de réduire la facture d’importation, l’Algérie prévoit de produire des médicaments à valeur ajoutée qui coûtent des sommes énormes au Trésor public, tels que les médicaments contre le diabète, les maladies du sang et le cancer. Dans le même contexte, il a souligné qu’il y a environ 29 médicaments qui représentent environ 50 % du budget de la Pharmacie centrale pour les hôpitaux, y compris les maladies du sang, le diabète et le cancer, indiquant que l’insuline à elle seule représente 20 % de la facture d’importation et que Saidal est sur le point de lancer un projet pour produire la deuxième génération de ce médicament dans les prochains mois. Le directeur du contrôle au ministère de l’Industrie pharmaceutique a ajouté qu’il existe 50 unités appartenant à des investisseurs privés, dont 29 sont dans leur phase finale et seront bientôt mises en production. A ce propos, il est à rappeler que le président de la République a donné des instructions pour l’accélération des «procédures de soutien à l’investissement dans l’industrie pharmaceutique, afin de réaliser les objectifs tracés de réduire les importations pharmaceutiques d’au moins 400 millions USD d’ici à fin 2021, et de s’orienter vers l’exportation», précise la même source.
Thinhinene Khouchi

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Le 28 Septembre 2022

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