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Alger
vendredi 4 décembre 2020

Le danger rôde toujours: Ne pas céder à la psychose

La barre du mille cas testés, au quotidien, positifs au Covid-19 vient d’être franchie cette semaine, et il continuera à osciller autour de ce taux sans aucun doute, pour ne pas dire qu’il risque de se multiplier. Loin de tout alarmisme, la tendance était prévisible pour plusieurs paramètres, le relâchement de la population, d’une part, combinée à une certaine «tolérance» de la part des pouvoirs publics, ne pouvaient que nous ramener à ce bilan qui effraye certains aujourd’hui. Pourtant ce fameux «mille cas» n’est en fait que le résultat officiellement testé et annoncé, alors que dans le réel certaines spécialités du secteur sanitaire avancent le chiffre de dix à vingt mille cas rien que dans la capitale si les moyens de l’Etat permettaient des tests à une frange plus large de la population. Ceci pour dire que les chiffres affichés chaque jour par nos services sanitaires sont loin de la réalité du terrain, et que la catégorie de malades qui vogue dans une sorte de «zone grise», en toute insouciance, peut être à l’origine de ce bond de la courbe des contaminations.
Face à cette situation, une démarche collective doit être élaborée par les pouvoirs publics quant aux mesures coercitives et surtout de communication. A l’instar du monde entier et sans miroiter à l’opinion publique nationale un quelconque espoir dans les vaccins annoncés ici et là, du moins dans le court terme, une autre approche avec la pandémie doit être développée, notamment dans le discours officiel. Le gouvernement et ses départements sanitaires doivent sortir de cette posture défensive qu’on décèle depuis huit mois dans leurs propos, et afficher une certaine assurance par rapport à la situation sanitaire globale du pays. L’Algérie n’est ni meilleure et surtout ni la pire dans sa gestion de ce fléau mondial, et quoi que l’on dise, elle arrive tout de même à afficher l’un des meilleurs bilans ne serait-ce que dans tout le pourtour méditerranéen. Force est d’admettre qu’en dépit d’un secteur sanitaire délabré, légué par les systèmes politiques précédents, les décideurs actuels arrivent tant bien que mal à juguler la propagation d’un virus dévastateur et en dépit des moyens le pays est loin de vivre une hécatombe. Tout autre discours alarmiste serait de la mauvaise foi, pour ne pas évoquer ceux qui pêchent dans les eaux politiques troubles de ces dernières semaines. Un président malade et absent, un gouvernement tergiversant, des provocations militaires à nos frontières et des perspectives politiques insaisissables, on arrive, du moins à ce jour, tout de même à éviter la catastrophe. C’est tout un état d’esprit qui doit s’installer dans une perspective de «résistance» à la pandémie, avec nos mille cas testés positifs aujourd’hui mais aussi d’une vingtaine de morts et notamment les cinq à six cents patients rétablis, quotidiennement, dont on ne se focalise pas sur la performance de nos services sanitaires l’ayant réalisée, donnent cette lueur d’espoir que la bataille contre cette pandémie va s’inscrire dans la durée, et nous pouvons la gagner avec le bilan le plus léger possible. De la fermeté dans les prises de décisions, une prise de conscience collective du danger, sans pour autant céder à la psychose, on s’en sortira… Inchallah !

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