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lundi 20 mai 2024

Le coup fatal dont Netanyahou se sent menacé

Depuis maintenant une dizaine de jours, il est continuellement rapporté que le Premier ministre israélien passe son temps au téléphone à parler avec tous ceux qui à travers le monde seraient en mesure d’empêcher que la Cour Pénale Internationale émette contre lui et d’autres responsables israéliens des mandats d’arrêt international pour leur conduite de la guerre contre Ghaza. Si malgré tous ses efforts ce malheur devait lui arriver, ce n’est pas seulement lui, ainsi que le ministre de la Défense et le chef d’état-major, qui deviendraient des parias mais tout Israël qui s’en trouverait éclaboussé, et dépouillé sur-le-champ de ses oripeaux d’unique démocratie au Moyen-Orient. Ils ne s’en relèveraient jamais. Les médias israéliens, se référant on ne sait à quelles sources crédibles, sont d’avis que le fait est en lui-même inévitable, et que d’ici à ce qu’il survienne est une question de temps, de rien d’autre. Jusqu’à ce que les médias israéliens évoquent cette éventualité, présentée par eux comme une quasi-certitude, le sentiment général était qu’une fois de plus les responsables israéliens n’auraient pas à répondre des crimes que depuis bientôt sept mois ils commettent contre les Palestiniens, à Ghaza bien sûr, mais aussi en Cisjordanie.

L’action engagée contre lui à l’initiative de l’Afrique du Sud semblait condamnée à s’enliser dans les sables de la procédure, alors même que les premiers jugements de la Cour Internationale de Justice n’étaient pas en sa faveur, si toutefois elles ne donnaient pas entièrement raison à la partie adverse. Ni Israël ni les Etats-Unis ne reconnaissent la Cour Pénale Internationale. Pour eux, donc, ses arrêts sont nuls et non avenus. Seulement voilà, 124 pays obéissant à sa juridiction, étant parties au Statut de Rome, sont tenus de les appliquer quant à eux, de se saisir de Netanyahou et de ses acolytes si d’aventure ils se trouvent sur leur territoire. Les Etats-Unis peuvent beaucoup pour Israël. On a pu s’en rendre compte dans cette guerre, qu’il aurait déjà perdue s’ils n’étaient pas là pour le soutenir militairement mais aussi politiquement. Ils ont recouru à leur droit de veto aussi bien pour le sauver d’une condamnation que pour lui permettre de poursuivre la guerre et ses massacres de la population civile de Ghaza. Mais les Etats-Unis ne pourront rien faire contre des mandats d’arrêt émis contre ses dirigeants, aussi influents et puissants qu’ils soient. Ils auraient plutôt tendance à cesser de se compromettre avec ces derniers, de peur que la Cour ne forme le projet de poursuivre ses propres officiels, dans ce cas pour complicité de génocide. Il revient en effet au même d’accuser quelqu’un de génocide et
d’émettre contre lui un mandat d’arrêt international. Un ordre de cette nature, c’est une frappe nucléaire tombant sur une personne, une seule, mais dont l’onde de choc ébranle tout son environnement. On raconte que depuis qu’il se sait sous la menace d’un coup pareil, Netanyahou est plongé dans l’inquiétude, qu’il demande l’aide de tout côté pour qu’il lui soit épargné. Cependant il aurait déjà fait savoir que la CPJ, pas plus que la CIJ, ne pourrait empêcher Israël d’exercer pleinement son droit de se défendre contre le terrorisme. La guerre devrait se poursuivre, quand bien même Israël serait dirigé par quelqu’un avec qui personne ne voudrait s’afficher.

 

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