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mardi 28 juin 2022

Le Conseil économique et social finalise une enquête économique sur l’impact du Covid-19 / Reda Tir : «Le Président Tebboune a mis fin à la soumission du Cnes au gouvernement»

Le président du Conseil national économique et social (Cnes), Réda Tir, dénonce un système statistique obsolète qui n’était pas d’une grande utilité au Conseil lors de l’élaboration de ses rapports de conjoncture.

Par Louisa Ait Ramdane

Le Conseil national économique et social (Cnes) est sur la voie de finaliser une enquête économique d’envergure sur les conséquences du Covid-19 sur l’économie nationale, et ce, en coordination avec le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), a affirmé, hier, son président.
Invité du Forum de la Radio nationale, il a précisé que l’enquête concerne 1 500 familles et 1 500 institutions, en plus d’une autre enquête du Conseil au cours de laquelle des informations ont été recueillies à partir de 30 000 questionnaires distribués. «Cette enquête qui porte sur 1 500 familles et 1 500 entreprises, mettra en évidence la vulnérabilité de l’économie du pays face aux retombées de la crise sanitaire et fournira des scénarios de la situation économique future du pays», a-t-il détaillé. Dans le même sillage, il a indiqué que les enquêtes entreprises par le Conseil sont très importantes et ont été menées en l’absence de données réelles sur l’économie nationale et à la lumière d’un système statistique usé.
En outre, il a relevé que six rapports sectoriels avaient été préparés par le Cnes au cours des dix dernières années, en plus d’un rapport complet de 400 pages qui comprend la situation générale (économique, sociale et environnementale) du pays, pour la première fois. Le rapport attend l’approbation du Président pour sa publication, a souligné le président du Cnes, précisant que le Conseil est prêt pour la publication d’un autre rapport intitulé «Circonstances» en avril prochain.
S’agissant des prérogatives du Conseil consacrées dans la nouvelle Constitution, Reda Tir a affirmé qu’avec la publication du nouveau décret, signé le 6 janvier par le Président Tebboune, le Cnes a retrouvé son indépendance qui repose, notamment, sur les moyens d’enquête sur les différents dossiers socio-économiques.
Selon lui, le Président Tebboune a choisi le Conseil économique et social comme la première institution qui devrait subir un changement radical, inclus dans ses engagements électoraux et son programme présidentiel au point 27. «Le Conseil national économique, social et environnemental (Cnes) a récupéré son autonomie et s’est doté de nouvelles prérogatives, lui permettant de participer notamment à l’amélioration de la décision et l’évaluation des politiques publiques», a-t-il expliqué. Il a souligné que son Conseil a connu un large changement depuis le 8 mars 2020, à plusieurs niveaux, dont le plus important est l’amendement constitutionnel aux articles 209 et 210 pour définir le Conseil comme un organe constitutionnel consultatif placé pour la première fois par le Président pour assurer son indépendance. Une indépendance qu’il a perdue, a-t-il souligné, depuis sa création en 1993. En termes de tâches du Cnes, il a noté que l’intervention de son Conseil ne se limite plus à la concertation et au dialogue, mais, a-t-il soutenu, s’est élargie à une intervention dans la résolution des conflits sociaux et des grèves, où le Conseil sera un espace de concertation entre les contestants et le gouvernement ne sera pas en confrontation directe avec les manifestants ou la rue.
L. A. R.

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