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mercredi 29 juin 2022

Le cinéma algérien en deuil: Décès de la réalisatrice Yamina Chouikh

Le monde du cinéma en Algérie est en deuil depuis l’annonce, hier matin, du décès de la réalisatrice Yamina Bachir Chouikh à l’âge de 68 ans des suites d’une longue maladie, a annoncé l’Association Adwaa et des membres de sa famille. «Yamina Bachir Chouikh, la plus merveilleuse des étoiles, s’en est allée au réveil. Allah yerahmak la plus extraordinaire des mamans». C’est avec ces mots que sa fille Karima a annoncé la nouvelle sur les réseaux sociaux.

Par Abla Selles

La défunte Yamina Bachir Chouikh a été inhumée hier au cimetière d’El Alia, en présence d’un grand nombre d’artistes, collègues et membres de sa famille.
Sur les réseaux sociaux, de nombreuses lettres de condoléances adressées à la famille de la défunte ainsi qu’à la famille cinématographique sont partagées depuis l’annonce de la nouvelle. Des passionnés de cinéma, des artistes et journalistes sont tous attristés par la nouvelle. Le Centre algérien de développement du cinéma a écrit sur sa page Facebook : «La réalisatrice et cinéaste Yamina Bachir Chouikh est décédée. Devant cette grande perte, le Centre algérien pour le développement du Ccnéma présente ses sincères condoléances à la famille du défunt et à la famille cinématographique, espérant que le Seigneur la bénisse en paix, à Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons».
L’actrice Atika Toubal a écrit quant à elle : «Triste aujourd’hui, notre amie et copine s’en est allée, une grande réalisatrice du cinéma algérien, Madame Yamina Bachir Chouikh. C’est une perte pour l’Algérie. Rabi yerhamha inchallah».
Le journaliste Amine Idjer temoigne que la défunte était «toujours présente dans les différents évènements cinématographiques en Algérie. Toujours à donner un conseil surtout aux jeunes qui débutaient dans le domaine… Passionnée, tu as consacré toute ta vie au cinéma. Combattante, tu l’as été sur tous les fronts».
La journaliste Nabila Bouacha a écrit : «C’est avec une grande tristesse que j’ai appris ce matin la disparition d’une grande dame du cinéma, madame Yamina Bachir Chouikh, Allah yarhamha. Toutes mes condoléances à son époux, monsieur Mohamed Chouikh, à ses enfants et toute la famille artistique».
Née le 20 mars 1954 à Alger, la défunte a fait ses premiers pas dans le monde du 7e art au Centre national du cinéma algérien (1973) où elle s’est spécialisée dans le montage.
Epouse du grand cinéaste Mohamed Chouikh et mère de la jeune réalisatrice Yasmine Chouikh, la regrettée qui maîtrisait plusieurs métiers du cinéma, notamment le montage (elle était chef-monteuse à l’ONCIC), a participé à plusieurs œuvres telles que «Omar Gatlato» (1976) de Merzak Alouache et «Le vent du Sud» de Mohamed Lakhdar Hamina (1982).
Elle a assuré le montage de nombreux films, dont ceux de son époux à l’instar de «La citadelle» (1989), «Youcef ou la légende du septième dormant» (1993), «L’arche du désert» (1997) et «Douar de femmes» (2005).
Après cinq années de travail, la défunte a lancé son premier long métrage, en l’occurrence «Rachida» (2002) qui traite de la décennie noire en Algérie. Le film a été primé et nominé à plusieurs festival, dont Cannes à l’édition de 2002.
A. S.

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