14.9 C
Alger
samedi 3 décembre 2022

Le Brent proche des 97 dollars Accalmie sur le marché, le pétrole se maintient en hausse

Les cours du pétrole reculaient légèrement hier, après un indicateur économique chinois décevant, mais restent dopés par les limitations de production de l’Opep+. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre cédait 1,01 % à 96,93 dollars.
Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison en novembre reculait de 0,90 % à 91,81 dollars. Plus tôt dans la séance, le Brent est monté à 98,75 dollars et le WTI à 93,55 dollars, des sommets depuis fin août. Après une semaine de hausse, les investisseurs laissent le pétrole reprendre son souffle, alors que l’activité des services s’est contractée en septembre en Chine, selon l’indice des directeurs d’achat (PMI) indépendant publié ce week-end. Ce nouveau signal de faiblesse du premier importateur mondial de brut rappelle que la politique de stratégie zéro Covid de la Chine, avec des confinements très stricts, pèse sur son économie et pourrait limiter la demande. «A cause des difficultés économiques de la Chine, les confinements pourraient être levés après le Congrès du Parti communiste chinois (PCC) qui débute en octobre», commente Tamas Varga, analyste chez PVM. Les cours de l’or noir restent en hausse de 17 % pour le Brent et 22 % pour le WTI en deux semaines. «Les investisseurs ont commencé à accroître leurs paris sur le Brent en amont de la réunion de l’Opep+ de la semaine dernière», expliquent les analystes de ING. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+) a ignoré les demandes des pays consommateurs, au premier rang desquels les Etats-Unis, et a décidé d’une coupe franche dans ses objectifs de production. Pour sa part, la banque américaine Goldman Sachs a relevé ses prévisions de prix du Brent pour 2022 de 99 à 104 dollars le baril. Bien que ce chiffre de 2 millions de barils soit nominal et que la réduction réelle de la production soit plus faible, de l’ordre de la moitié, Goldman Sachs estime que le marché physique du pétrole est suffisamment tendu pour justifier de telles mises à jour des prévisions de prix, rapporte le site spécialisé Prix du Baril. Selon cette même source, sur une base trimestrielle, on prévoit que le Brent s’échangera à 110 dollars durant ce dernier trimestre de 2022 et atteindra 115 dollars le baril au premier trimestre de 2023. La banque américaine a déclaré, dans sa mise à jour, qu’il pourrait y avoir une hausse de 25 dollars de sa prévision de Brent si l’Opep+ maintient sa réduction de production jusqu’en 2023. Selon les dernières prévisions de Goldman Sachs, la moyenne du Brent l’année prochaine pourrait être de 110 dollars le baril en raison des réductions. Une réduction aussi importante entraînerait une réponse des États-Unis et que cette dernière serait très probablement une nouvelle libération de brut de réserve stratégique, selon les analystes de la banque américaine, l’Agence internationale de l’énergie pourrait se joindre au déblocage de la réserve pour maintenir les prix du pétrole à un niveau acceptable. Ces derniers ont également déclaré que «les tampons du marché pétrolier (stocks et capacité de réserve) restent dangereusement bas, et des prix plus élevés demeurent la principale solution viable à long terme pour faire face à l’augmentation des stocks à court terme et à une capacité d’offre plus élevée à moyen terme».

Meriem Benchaouia

Article récent

--Pub--spot_img

Articles de la catégorie

- Advertisement -spot_img