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vendredi 7 octobre 2022

Le Brent dépasse les 76 dollars : Le pétrole poursuit son ascension

Les prix du pétrole ont battu de nouveaux records en plus de deux ans et demi hier avant de revenir vers l’équilibre, à trois jours du sommet très attendu de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de ses alliés. Hier matin, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 76,18 dollars à Londres, parfaitement stable par rapport à la clôture de vendredi. À New York, le baril de WTI pour le même mois gagnait un timide 0,08 %, à 74,11 dollars. Le Brent et le WTI ont touché en cours de séance asiatique 76,60 dollars et 74,45 dollars, une première depuis le mois d’octobre 2018. Les investisseurs «continuent de surfer sur la vague haussière avant la réunion de l’Opep+ de cette semaine», constate Ricardo Evangelista, analyste d’ActivTrades. Les treize membres de l’Opep et leurs dix alliés via l’accord Opep+ se réuniront jeudi pour statuer sur leurs niveaux de production à compter du mois d’août. Neil Wilson, de Markets.com, attend «une augmentation de la production du cartel d’un demi-million de barils par jour», une estimation largement partagée sur le marché. Par ailleurs, «il semble peu probable que les États-Unis lèvent les sanctions contre l’Iran dans un avenir proche», ajoute-t-il. «Sans surprise, la Russie proposerait d’augmenter encore l’offre de l’alliance composée des membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de dix alliés», ont expliqué dans une note Warren Patterson et Wenyu Yao, d’ING. Pour rappel, les membres de l’Opep+ avaient décidé, au début du mois, de se conformer à leur politique d’augmentation progressive de la production de pétrole d’ici à juillet. Cette stratégie consiste en un retour par palier entre mai et juillet d’un total de près de 1,2 million de barils par jour supplémentaire, auquel s’ajoute le volume d’un million de barils qui avait été retiré volontairement par Riyad au début de l’année. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a annoncé vendredi ne pas avoir reçu de «réponse» de l’Iran sur une possible extension de l’arrangement temporaire sur les inspections nucléaires qui vient d’expirer, de quoi compliquer les négociations toujours en cours. Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, a informé le Conseil des gouverneurs que «l’Iran n’avait pas répondu à sa lettre» sur le sujet. Le Conseil suprême de la sécurité nationale prendra «une décision sur cette question lors de sa première réunion après l’expiration du délai», avait rapporté mercredi le site internet de la télévision d’Etat iranienne, en citant le directeur de cabinet du président Hassan Rohani, Mahmoud Vaézi, sans donner de date. L’Iran avait restreint en février l’accès des inspecteurs et refuse depuis cette date de fournir en temps réel les enregistrements de caméras et autres outils. Mais l’AIEA avait à l’époque négocié un compromis de trois mois avec Téhéran pour garantir un degré nécessaire de surveillance, accord qui avait été prolongé en mai jusqu’au 24 juin. «C’est une mesure d’urgence, un remède palliatif pour éviter de naviguer complètement à l’aveugle», avait alors expliqué M. Grossi. Il s’agissait ainsi de donner aux diplomates réunis à Vienne depuis début avril un peu plus de temps pour sauver l’accord international de 2015. L’objectif est de faire revenir Washington dans le giron du «plan d’action global commun» (JCPOA, selon son acronyme anglais) et de lever les sanctions américaines, en échange d’un retour au strict respect par Téhéran de ses obligations nucléaires.
Meriem Benchaouia

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