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mardi 27 septembre 2022

Le Brent à plus de 63 dollars le baril :Les cours du pétrole se maintiennent à leurs niveaux d’avant la pandémie

Les cours du pétrole évoluaient en ordre dispersé hier, après avoir atteint de nouveaux records la veille, le marché surveillant l’avancée des campagnes de vaccination contre le Covid-19 et le froid glacial qui frappe les Etats-Unis. Vers 10h45 GMT (11h45 à Alger), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril perdait 0,21 % à Londres par rapport à la clôture de lundi, à 63,17 dollars. Le baril américain de WTI pour le mois de mars gagnait dans le même temps de 0,61 % à 59,83 dollars. La veille, les deux contrats de référence ont touché des prix plus vus depuis janvier 2020, le WTI franchissant pour la première fois depuis plus d’un an la barre symbolique de 60 dollars, une semaine après le Brent. «La hausse du pétrole brut commence à montrer des signes de fatigue malgré la fermeture de plusieurs raffineries américaines, alors qu’un froid glacial recouvre le Texas», a indiqué Avtar Sandu, analyste de Phillip Futures. Pluies verglaçantes, chutes de neige, blizzard, un froid polaire s’abat depuis plusieurs jours sur les Etats-Unis, notamment au Texas plus habitué aux records de chaleur qu’à la glace. Cette situation météorologique extrême perturbe l’offre d’or noir puisqu’elle complique l’exploitation de brut du premier producteur mondial du fait de la mise à l’arrêt de certains puits, de coupures de courant et de perturbation des transports. C’est aussi « l’amélioration de la situation » sur le front du Covid-19 qui soutient les prix à un niveau d’avant la pandémie, affirme Naeem Aslam, d’Avatrade. «Les investisseurs savent que nous nous rapprochons du jour où les mesures de confinement prendront fin et où les mesures restrictives contre le Covid-19 seront assouplies», a-t-il continué. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) et l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ont partagé jeudi dernier des perspectives prudentes sur la demande d’or noir cette année. Et les prix au plus haut depuis plus d’un an encouragent les producteurs à ouvrir le robinet un peu plus. L’AIE juge que le rééquilibrage du marché pétrolier reste «fragile» en début d’année face à la propagation des nouveaux variants du virus du Covid-19, mais reste optimiste pour 2021. «Le rééquilibrage du marché pétrolier reste fragile au début de 2021, alors que les mesures pour contenir la propagation du Covid-19, avec ses variantes plus contagieuses, pèsent lourdement sur la reprise de la demande de pétrole mondiale à court terme», note l’AIE dans son rapport mensuel. Mais le marché a toutefois été porté récemment par des perspectives économiques plus positives pour le deuxième semestre : le Fonds monétaire international (FMI) a révisé fin janvier sa perspective de croissance mondiale cette année à 5,5 % (contre 5,2 % auparavant). Les pays producteurs de l’Opep ont aussi promis de résorber plus rapidement le surplus de stocks pétroliers, souligne-t-elle encore. Dans le détail, l’agence a revu en baisse sa prévision du premier trimestre en raison de l’effet attendu des nouveaux variants, en particulier sur la mobilité. Elle s’attend en revanche à une demande plus soutenue dans la deuxième partie de l’année. Selon l’AIE, les stocks devraient alors baisser rapidement, avec une offre des pays non-Opep en progression toujours modeste. «Cela ouvre la voie à ce que l’Opep+ commence à réduire ses coupes dans sa production», selon elle. L’organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses alliés au sein du groupe dit Opep+, dont la Russie, baissent volontairement leur production afin de soutenir les cours.
Meriem Benchaouia

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