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lundi 20 mai 2024

Le bilan humain s’alourdit à Ghaza et pas d’accalmie à l’horizon: Le terrorisme d’Etat israélien se révèle au grand jour

Les bombardements de l’armée de l’occupation sioniste entrent dans leur deuxième mois,
dans un contexte particulièrement horrible à Ghaza, où la barbarie et les crimes de guerre sont la norme.

Par Meriem B.
L’entité sioniste mène, depuis 33 jours, une guerre dévastatrice, au cours de laquelle 10 569  Palestiniens ont été tués, dont 4 324 enfants et 2 823  femmes, selon le ministère de la Santé à Ghaza. D’après la même source, plus de 28 000 personnes ont été blessées depuis le début de cette offensive meurtrière, alors que 2 350 personnes sont portées disparues. Au niveau de la Cisjordanie occupée, au moins 163 citoyens palestiniens sont tombés en martyrs et 2 550 autres ont été blessés. Les appels de la communauté internationale se multiplient pour un cessez-le-feu à Ghaza où la situation humanitaire s’est gravement détériorée et est devenue «insoutenable». Par ailleurs, l’armée de l’entité sioniste a mené hier matin de nouvelles attaques meurtrières au niveau du camp de refugiés de Nssirat et aux alentours de l’hôpital indonésien, provoquant le décès d’une dizaine de civiles et des blessures à d’autres. Les agences humanitaires de l’ONU ont lancé  un nouvel appel pour accéder à la bande de Ghaza qui fait face à des crimes et agressions quotidiens commis par les forces d’occupation sionistes. «Chaque jour, vous pensez que c’est le pire jour mais le lendemain est pire», a déclaré le porte-parole de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Christian Lindmeier, citant un de ses collègues à Ghaza, toujours sous blocus quasiment total. «L’accès, l’accès, l’accès, c’est ce qu’il nous faut», a-t-il ajouté. Christian Lindmeier a déploré devant les journalistes à Genève, le nombre de morts et le niveau de souffrances «difficile à imaginer», faisant état d’une moyenne de 160 enfants tombés en martyrs chaque jour dans l’enclave palestinienne, sur un nombre total de martyrs dépassant les
10 000, selon les chiffres du ministère palestinien de la Santé. «Le Secrétaire général (de l’ONU) reste extrêmement affligé par les meurtres de civils à Ghaza et par la catastrophe humanitaire qui continue de se produire à Ghaza, avec un bilan inimaginable pour les civils. Il réitère également son appel à un cessez-le-feu humanitaire immédiat», a indiqué, de son côté, son porte-parole, Stéphane Dujarric, dans une déclaration à la presse. Mardi, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Volker Türk, a entamé une visite de cinq jours dans la région, notamment au Caire, pour s’entretenir avec des responsables gouvernementaux, la société civile, des victimes et des collègues de l’ONU, soulignant que «les violations des droits de l’Homme sont à l’origine de cette escalade et que les droits de l’Homme jouent un rôle central dans la recherche d’un moyen de sortir de cette spirale de douleur». M. Türk doit se rendre à Rafah, à la frontière entre l’Egypte et Ghaza, avant d’aller à Amman, la capitale jordanienne. Quant au porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), Jens Laerke, il a confirmé aux journalistes à Genève que l’ONU avait été invitée à la conférence internationale sur l’aide humanitaire aux civils de Ghaza organisée par la France jeudi, et qu’il serait annoncé en «temps voulu» qui y participerait au nom de l’Organisation.

Plus de deux Ghazaouis sur trois déplacés en un mois
Pendant ce temps, l’Agence des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) a déclaré que plus de deux Ghazaouis sur trois ont été déplacés en un mois, avoisinant, selon l’agence onusienne, les 1,5 million qui font face à des conditions de vie inhumaines. Ils luttent quotidiennement pour trouver du pain et de l’eau et font face à des coupures régulières des télécommunications, séparant les Palestiniens de leurs proches et du reste du monde. En outre, plus de 717 000 Palestiniens ont trouvé refuge dans 149 installations de l’UNRWA à travers l’enclave, y compris dans le nord, qui a été coupé du reste de la bande de Ghaza par l’armée d’occupation sioniste.  Pour M. Lindmeier, «rien ne justifie l’horreur endurée par les civils à Ghaza», soulignant leur besoin désespéré d’eau, de carburant, de nourriture et d’un accès sûr aux soins de santé pour survivre. Il a réitéré les appels de l’ONU en faveur d’un «accès sans entrave, sûr et sécurisé» pour quelque 500 camions d’aide par jour, non seulement de l’autre côté de la frontière, mais aussi «jusqu’aux patients dans les hôpitaux» où des opérations chirurgicales, y compris des amputations, sont effectuées sans anesthésie.
 
Raids des forces sionistes sur des villages et des villes du Sud-Liban
Plusieurs villages du Sud-Liban ont été bombardés mardi soir par des avions de guerre des forces sionistes, a rapporté
l’agence de presse palestinienne Wafa.  Les avions d’occupation sioniste ont lancé des raids sur la région de Chebaa, les villes de Yater et Kafra, ainsi que les environs des villes de Naqoura, Alma al-Shaab, la plaine de Marjayoun et Khiam, a précisé la même source. L’artillerie de l’occupant sioniste a également bombardé Ramya, Aita al-Shaab et une maison dans la bourgade de Kafra. Dimanche dernier, le ministre libanais de l’Environnement, Nasser Yassin, a affirmé que 462 hectares de terres agricoles et forestières avaient été incendiées par un «obus au phosphore» lancé par l’entité sioniste, indiquant que son pays portera plainte auprès des Nations unies.  «462 hectares ont été brûlés par les obus et les armes au phosphore de l’ennemi (sioniste) dans les villes du Sud-Liban», a indiqué M. Yassine, dans un message sur son compte sur la plateforme «X». Le ministre libanais de l’Environnement a fait savoir que le Liban «présentera une plainte documentée» aux Nations unies et au Conseil de sécurité de l’ONU contre la politique de la terre brûlée et l’utilisation du phosphore par l’ennemi sioniste.
M. B.

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