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jeudi 25 février 2021

Le baril redescend à 52 dollars/ Pétrole : après l’embellie, la grisaille ?

Le pétrole perd de sa superbe. Après un parcours flamboyant ces derniers mois, les cours des barils de Brent et WTI rechutent. En effet, les prix du pétrole ont terminé en baisse vendredi, le marché reprenant son souffle après un début d’année en fanfare,s tandis que la pandémie de Covid-19 continue de planer sur la demande actuelle et future d’or noir.

Par Meriem Benchaouia

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars a perdu 2,34 %, ou 1,32 dollar, pour finir à 55,10 dollars. A New York, le baril américain de WTI pour le mois de février a abandonné 2,26 %, ou 1,21 dollar, pour clôturer à 52,36 dollars. Les prix du brut «s’affichent en baisse après avoir atteint leur plus haut niveau en onze mois et alors que le dollar remonte», a souligné Phil Flynn de Price Futures Group. Un billet vert plus cher rend en effet le baril plus onéreux pour les investisseurs munis d’autres devises. Par ailleurs, a ajouté le spécialiste, les courtiers procèdent à des prises de profit avant un week-end de trois jours aux Etats-Unis : lundi est férié en hommage à Martin Luther King. Plus fondamentalement, «les mauvaises nouvelles sur le front du coronavirus suscitent l’incertitude des investisseurs», a aussi expliqué Eugen Weinberg, analyste de Commerzbank. Plus de 30 millions de cas de contaminations au nouveau coronavirus ont été officiellement recensés en Europe, selon un comptage réalisé à partir de bilans fournis par les autorités de santé vendredi. La résurgence du virus frappe aussi la Chine, qui avait largement maîtrisé l’épidémie mais a recensé jeudi son premier décès dû au Covid-19 depuis mai. «Malgré la correction de ces dernières heures, le scénario reste favorable au pétrole, qui est toujours placé dans un mouvement positif à long terme», nuance Carlo Alberto De Casa, d’Activtrades. Dans son rapport mensuel publié jeudi, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) n’a pas révisé à la baisse ses prévisions de rebond de la demande cette année. De plus, Joe Biden a dévoilé jeudi un nouveau plan de relance d’urgence de 1 900 milliards de dollars, censé sortir les Etats-Unis de leur pire crise depuis les années 1930 et dont devrait profiter la demande pétrolière.

Le Sahara Blend algérien termine 2020 en hausse de 7,40 dollars
Les cours du Sahara Blend, le brut de référence algérien, ont terminé l’année 2020 en hausse de plus de 7 dollars, en s’établissant à 49,99 dollars le baril en décembre dernier, selon les chiffres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) publiés dans son dernier rapport mensuel. «Les cours du pétrole brut algérien (Sahara Blend) ont atteint 49,99 dollars le baril en décembre 2020, contre 42,59 dollars en novembre dernier, soit une hausse de 7,40 dollars, (+17, 4 %)», précise la même source. Avec cette progression, le Sahara Blend a été le 3e brut le plus cher des 13 bruts de l’Opep en décembre dernier, après l’angolais Girassol (51,50 dollars/baril), le guinéen-équatorial Zafiro (50,4 dollars/baril). Cependant, la moyenne annuelle des prix du brut algérien a connu une baisse, passant de 64,49 dollars/baril en 2019 à 42,12 dollars en 2020, maintenant malgré cela la troisième place du brut le plus cher de la composante du panier de l’Opep durant l’année précédente, après l’émirati Murban (42,98 dollars/baril) et l’angolais Girassol (42,64 dollars/baril). Le prix du brut algérien est établi en fonction des cours du Brent, brut de référence de la mer du Nord, coté sur le marché de Londres avec une prime additionnelle pour ses qualités physico-chimiques appréciées par les raffineurs. La progression du Sahara Blend en décembre dernier et d’autres bruts du panier de l’Opep intervient dans un contexte d’une hausse des prix du brut de référence liés au milieu des signes d’amélioration des fondamentaux du marché pétrolier. «Le panier de référence de panier de l’Opep (ORB) a augmenté pour le deuxième mois (novembre et décembre 2020) consécutif en raison de la hausse des prix du brut de référence liés au milieu des signes d’amélioration des fondamentaux du marché pétrolier», avance l’Opep. Elle a, à ce propos, indiqué que toutes les valeurs des composants de l’ORB se sont renforcées en décembre 2020, dont ceux de l’Afrique de l’Ouest et du Nord comprenant notamment le nigérian Bonny Light, le guinéen- équatorial Zafiro, Djeno (Congo), Rabi Light (Gabon), Es Sider (Libye) et l’angolais Girassol en hausse de 7,39 dollars, soit 17,9 % en moyenne, à 48,74 dollars le baril.
M. B.

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