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jeudi 30 juin 2022

«Le baiser et la morsure» publié par Casbah Editions: Un livre d’entretiens pour mieux connaître Yasmina Khadra

Yasmina Khadra est toujours présent en Algérie lorsqu’il s’agit d’évènements culturels. Contrairement à ses habitudes, l’écrivain de «Ce que le jour doit à la nuit» n’est pas venu cette année avec un roman, mais un recueil d’entretiens accordés à la journaliste française Catherine Lalanne. Intitulée «Le baiser et la morsure», cette œuvre est une invitation à découvrir Yasmina Khadra, ses origines, son enfance, son rapport à la langue et la littérature françaises ainsi que le conflit entre sa vocation d’écrivain et son ancien métier d’officier militaire.

Par Abla Selles
Publié par Casbah Editions, comme la majorité de ses romans, cet ouvrage met la lumière sur différents aspects de la vie de l’écrivain.
En effet, l’épigraphe choisie pour le début de ce recueil revient de manière récurrente sur l’amour à sa mère et à son pays, l’Algérie. «A ma mère toujours présente dans mon cœur et dans mon esprit», «A ma mère, qui m’a transmis son amour de l’Algérie», sont les citations avec lesquelles Yasmina Khadra commence cette œuvre pour nous préparer à la suite. L’auteur voulait que son lecteur sache dès le début que des informations personnelles et sensibles seront dévoilées. D’ailleurs, même avant d’entamer la série d’entretiens accordés à la journaliste française Catherine Lalanne, Yasmina khadra commence par deux parties titrées respectivement «Entretien avec El Bahdja» et «Mon histoire avec le livre».
Dans les 19 pages d’«Entretien avec El Bahdja», Yasmina khadra donne âme et langue à la capitale algérienne symbolisée par cette femme El Bahdja qui lui rend visite à Paris. L’écrivain contemplait cette créature dans tous ses détails, tout en exprimant son regret pour son sort. «Inconsolable Bahdja ! Son chagrin coule dans ses veines comme une rinçure. Son poignet est aussi pitoyable qu’un moignon. Je cherche dans son regard une lueur rassurante et je ne vois qu’un frêle lumignon en train de trembloter. Elle a tant souffert et elle s’est tant battue, pourtant elle continue de son vouloir, persuadée qu’aucun lifting ne lui rendrait sa beauté de vestale». C’est avec ces mots que l’écrivain décrit Alger pour laquelle il démontre un grand amour : «El Bahdja l’immarcescible, mère de toutes les mères et de toutes les résiliences».
Dans les quelques pages de «Mon histoire avec le livre», l’auteur parle de sa propre vie, de sa naissance, son enfance, sa scolarisation à l’Ecole des cadets et l’importance de livre dans sa vie. «Quelque chose était en train de mourir en moi. Et ce fut le livre qui vient à mon secours», écrit Yasmina Khadra, précisant que «le livre m’a enseigné l’essentiel de ce que je crois savoir».
A partir du premier chapitre de ce recueil d’entretiens, le lecteur est invité à trouver des réponses à plusieurs questions concernant les amis intimes de l’écrivain, sa passion pour l’écriture, l’éclosion d’un illustre écrivain, son héritage issu d’ancêtres poètes, ses coups de gueule et cœur ainsi que ses aphorismes.
A. S.

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