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jeudi 11 août 2022

L’artiste urbain Sneak : Un terrain de basket-ball transformé en œuvre d’art

La nouvelle génération des artistes plasticiens algériens démontre une créativité hors normes. Il y a même des arts nouveaux dans notre société qui apparaissent et évoluent rapidement. Parmi ces artistes qui marquent leur temps et qui ont apporté du nouveau à la culture algérienne, il y a le plasticien Sneak, connu pour ses graffitis et autres œuvres d’art urbaines dans de nombreux quartiers de la capitale dont la Casbah d’Alger.

Par Abla Selles

Amine Aïtouche, de son vrai nom, a signé récemment une œuvre urbaine d’une rare élégance en réhabilitant un terrain de basket-ball de proximité.
Si l’art urbain se fait de plus en plus présent dans nos rues depuis quelques années à travers la multitude de portraits de célébrités du monde du sport, de la musique ou encore du cinéma, Sneak, qui passe avec aisance des cimaises de galerie aux façades d’immeubles, est l’un des rares plasticiens reconnus à prendre l’initiative de réhabiliter, à sa manière, un stade de proximité dans la commune de Kouba. Cette œuvre qui exprime la passion de l’artiste pour l’art et le sport a été très admirée par les jeunes.
Intitulée «Hip-Hop Fury», cette oeuvre respecte le traçage d’un terrain de bascket-ball tout en utilisant ces même formes pour créer une alternance de couleurs entre le jaune vif et le noir délimitée par le blanc du traçage.
L’artiste connu pour sa maîtrise de la calligraphie comme éléments graphique, utilise des let-tres arabes, noires sur fond jaune ou blanches sur fond noir, pour remplir l’essentiel de ce terrain que l’artiste, soutenu par une chaîne de magasins de sport, à lui-même nettoyé et réhabilité avec l’apport de quelques proches et riverains.
Calligraphe et designer, Amine Aïtouche est diplômé de l’Ecole des beaux-arts d’Alger, il se définit comme un artiste urbain, et a multiplié ses actions dans les rues de la capitale, notamment à la Casbah où il a réalisé une fresque.
En 2015, il expose pour la première fois au Musée Bardo d’Alger à travers une installation murale avant les expositions «Sneacatacombes» en 2017, une installation alliant art pictural, graphisme, street-art, calligraphie et musique sur des thèmes communs à l`Egypte ancienne, et «Inversion» en 2019.
Il exposera également dans des galeries de la capitale et à Oran en plus de participer en 2016 à une exposition collective à Paris qui a réuni plus de 70 artistes.

A. S.

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Le 11 Aout 2022

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