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jeudi 18 août 2022

Lamamra au sommet de l’Union africaine à Addis Abeba: L’octroi du statut d’observateur à l’entité sioniste examiné

La décision d’octroi du statut d’observateur à l’Union africaine (UA) à l’entité sioniste sera examinée, aujourd’hui, lors du sommet des Chefs d’Etat africains qui se tient à Addis Abeba (Ethiopie). Cette décision a été vigoureusement contestée par plusieurs pays africains. Ainsi l’Algérie et l’Afrique du Sud ont parvenu à imposer ce point dans l’ordre du jour du 35ème conférence de l’Union. La décision prise par Moussa Faki Mahamat, en juillet 2021, d’accueillir l’entité sioniste dans l’organisation panafricaine en qualité d’observateur a soulevé colère et indignation de nombreux pays africains. Hier, le Premier ministre palestinien, Mohammed Shtayyeh, a appelé à Addis Abeba, l’UA à retirer l’accréditation avec le statut d’observateur accordé à l’entité sioniste en juillet dernier. Il a souligné qu’Israël «ne devrait jamais être récompensé pour le régime d’apartheid qu’il impose au peuple palestinien». «Nous appelons au retrait et à l’objection du statut d’observateur israélien auprès de l’Union africaine», a-t-il déclaré dans un discours à l’ouverture des travaux du sommet. «Les peuples du continent africain ne connaissent que trop bien la dévastation et la déshumanisation qui caractérisent le colonialisme et les systèmes connexes de discrimination raciale institutionnalisée», a-t-il lancé devant les participants au sommet. Ramtane Lamamra, a rencontré le Premier ministre palestinien, peu avant le début du Sommet, a indiqué un communiqué du ministère. Lors de cette rencontre, les derniers développements de la cause palestinienne, les perspectives de la relance du processus politique à même de mettre un terme à l’occupation et permettre au peuple palestinien de recouvrer des droits légitimes et l’établissement de son Etat indépendant sur les frontières de 1967, avec El Qods Echarif pour capitale, ont été passés en revue. A cette occasion, le Premier ministre palestinien a fait part de sa haute considération pour le grand soutien du Président Abdelmadjid Tebboune et pour ses fortes positions défendant la cause palestinienne et qui ont été largement accueillis par toutes les franges du peuple palestinien. Faut-il rappeler que le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, dans sa réaction à la décision du président de la commission de l’Union africaine, avait déclaré que ce dernier « n’avait pas le droit de mettre en péril l’unité de son organisation sur une question politiquement sensible sans le bénéfice de consultations préalables». Le chef de la diplomatie algérienne avait soutenu qu’il s’agissait «d’Israël dont le comportement n’est pas conforme aux buts et principes de l’Union africaine». Il avait également déploré que « tous les pays arabes et africains membres de la Ligue arabe et de l’UA, de la Mauritanie jusqu’à l’Egypte, ont été contre l’octroi du statut d’observateur à Israël à l’exception du Royaume du Maroc qui a mené campagne en faveur de ce statut». Il est à préciser que la décision du président de la Commission de l’UA a fait réagir plusieurs pays africains, à l’instar de l’Afrique du Sud et de la Namibie, qui ont estimé que le fait d’accorder le statut d’observateur à une puissance occupante est contraire aux principes et objectifs de l’Acte constitutif de l’Union africaine. Le camp des opposants n’a pas cessé de s’élargir avec la réaction des délégations permanentes auprès de l’union africaine de sept pays, dont l’Algérie, l’Egypte, l’Île Maurice, Tunisie, Djibouti, Mauritanie et la Libye. Les sept délégations avaient avisé la Commission de leur opposition à la décision «sensible» de son président.
Massi Salami

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