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lundi 4 mars 2024

La Tunisie et les Etats-Unis ont mené un exercice naval conjoint au large des côtes tunisiennes : Les forces spéciales de la marine américaine au large de Bizerte

Un exercice naval conjoint a été organisé entre la marine tunisienne et les forces spéciales de la marine américaine au large de Bizerte, dans l’extrême nord de la Tunisie, a annoncé, jeudi, le ministère tunisien de la Défense.

Par Maya H.

Baptisé «Nadhor 21-01», l’exercice militaire a été manœuvré du 18 au 21 janvier courant par le patrouilleur tunisiens de haute-mer «Hannon» et le patrouilleur tunisien lance-missiles «La Galite», ainsi que le patrouilleur américain «USNS Trenton», a précisé le ministère dans un communiqué.
Il s’agit du deuxième exercice militaire conjoint en deux mois, organisé par les forces navales des deux pays.
Cet exercice «vise à renforcer les capacités opérationnelles des forces navales tunisiennes dans la lutte contre les activités illicites en mer et la coordination dans le domaine du contrôle maritime, de la recherche et du sauvetage», selon le communiqué.

Une plénière, le 26 janvier, pour valider le remaniement ministériel
Le bureau de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) en Tunisie a décidé, mercredi, au terme d’une réunion, d’organiser le 26 janvier prochain une séance plénière consacrée au vote en faveur des ministres proposés dans le remaniement ministériel annoncé samedi dernier par le Chef du gouvernement, Hichem Mechichi.
«Les membres du bureau ont discuté de la décision relative au guide des procédures, conformément aux mesures exceptionnelles pour la continuité de l’action parlementaire, approuvées lors de la séance plénière tenue, le 19 janvier 2021», a indiqué Maher Medhioub, assesseur chargé de l’information et de la communication.
«L’examen de cette décision a été reporté à lundi prochain», a-t-il ajouté, précisant que les blocs parlementaires doivent présenter par écrit avant cette date les propositions d’amendement de cette décision.
Selon Medhioub, le bureau de l’ARP a, par ailleurs, pris acte de la vacance constatée au poste de député dans la circonscription de Kasserine, après le décès du député Mabrouk Khachnaoui (Qalb Tounes), le 7 janvier courant, et décidé de combler cette vacance.
Le bureau de l’ARP a également examiné deux avis relatifs à l’adhésion au bloc de la Réforme des deux députés Sami Ben Abdelali et Souhaib Wadhen.
Le Chef du gouvernement, Hichem Mechichi, avait annoncé, le 16 janvier 2020, un remaniement ministériel qui a touché onze portefeuilles ministériels.
Mechichi a adressé lundi dernier une correspondance au Parlement, pour demander la tenue d’une séance plénière qui sera consacrée au vote en faveur des ministres proposés dans le remaniement.

Retour au calme après une baisse des troubles nocturnes
Un retour relatif au calme a été constaté ces deux derniers jours en Tunisie, après une baisse du nombre des troubles nocturnes survenus dans le pays, selon des autorités citées par les médias.
«Une baisse relative de nombre de mouvements nocturnes ayant secoué le grand district de Tunis durant les derniers quatre jours a été constatée mercredi», a déclaré le porte-parole de la Garde nationale, Houssemedine Jebabli.
Le calme est revenu aussi, jeudi, dans les municipalités de Mazouna, Meknassi et Menzel Bouzayane au gouvernorat de Sidi Bouzid, selon Radio Mosaïque Fm. «Dans ces villes il n’y avait, jeudi, aucun pneu brûlé ou rassemblement de jeunes», précise le média.
Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a appelé, jeudi, à la faveur du retour au calme, les étudiants à regagner progressivement les foyers universitaires à partir de jeudi, 21 janvier, afin de se préparer à la reprise des cours et des examens, le 25 janvier 2021.
Dans un communiqué rendu public, le ministère a rappelé la nécessité de respecter les dispositions du protocole sanitaire anti-Covid-19 spécifique au secteur pour protéger tous les acteurs du milieu universitaire.
Enregistrés dans plusieurs villes et quartiers de Tunisie, les troubles nocturnes, initiés particulièrement par des jeunes, ont provoqué d’importants dégâts matériels, des actes de violence, de vandalisme et de pillage des biens publics, avaient rapporté les médias locaux. Ils sont survenus au lendemain du dixième anniversaire de déclenchement de la «Révolution du jasmin» un 14 janvier 2011 dans le pays.

Large indignation contre le mouvement nocturne
Les actes de vandalisme, de pillage, de violence et de saccage auxquels se sont adonnés de jeunes Tunisiens ont fait réagir le gouvernement, la classe politique et beaucoup d’organisations syndicales, dénonçant notamment la façon de faire.
Le Chef du gouvernement, Hichem Mechichi, a averti mardi les jeunes manifestants, soulignant que «les actes de violence sont inadmissibles» et que l’Etat va y répliquer «par la force de la loi».
«Bien que le droit de manifester et de s’exprimer soit entièrement garanti par la Constitution, le chaos est pour l’Exécutif inadmissible», a-t-il mis en garde dans une allocution adressée aux Tunisiens et diffusée sur la chaîne publique Al Wataneya 1. Pour Mechichi, «les actes de violences ne sont pas innocents».
L’Organe consultatif du parti Ennahdha, principale formation politique en Tunisie, s’est dit lundi, dans un communiqué rendu public, «profondément préoccupé» par les émeutes nocturnes qui ont éclaté dans plusieurs régions du pays, dénonçant «les actes de vandalisme qui ciblent les biens publics et privés ainsi que des institutions administratives et des commerces».
«Ces actes de violence sont injustifiés et n’ont rien à voir avec les mouvements de protestation pacifique garantis par la loi et la Constitution», souligne le communiqué.
De son côté, Qalb Tounes, deuxième formation politique, a dénoncé les actes de «vandalisme, de violence et de saccage» qui ont éclaté dans plusieurs régions du pays, les qualifiant de «criminels».
«Les troubles ont éclaté simultanément peu après l’entrée en vigueur du couvre-feu, violant ainsi la loi sur l’état d’urgence», a fustigé le parti dans un communiqué
Pour sa part, le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) a appelé, lundi, à la poursuite des mouvements sociaux en veillant à ne pas porter atteinte aux biens publics et privés, afin de faire prévaloir le véritable objectif de ces manifestations qui «aspirent à un changement réel et à une rupture avec les politiques économiques et sociales déficientes». L’Union générale des travailleurs tunisiens (Ugtt) a appelé, le jour même, dans un communiqué rendu public, les jeunes Tunisiens «à cesser immédiatement leur mouvement nocturne qui ouvre la voie à tous les dépassements, à la violence et aux actes de vandalisme».
L’Union tunisienne de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) et le Syndicat des agriculteurs (Synagri) ont également condamné les actes de violence et de vandalisme et les attaques aux biens publics et privés enregistrés ces dernières nuits dans plusieurs régions du pays, critiquant le «mutisme des gouvernants et leur incapacité à gérer la situation».

M. H.

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