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Alger
dimanche 2 octobre 2022

La pandémie en recul dans le pays

Au vu du rebond marqué de la pandémie que connaissent tous nos voisins de la Méditerranée, à l’exception de l’Egypte, l’Algérie est le pays où la décrue est la plus marquée en ce mois de septembre. Ces derniers jours, elle a vu le cas des nouvelles contaminations par jour repasser sous la barre des 200, le niveau autour duquel ce chiffre quotidien avait oscillé au plus fort de la première phase de la circulation du virus, qui en gros va de l’apparition de la maladie fin février à la fin de l’été. Le nombre des nouveaux cas était hier de 175, et celui des décès de 4, qui lui aussi tend à s’éloigner des 10 par jour en moyenne où il s’attarde depuis plusieurs mois. Si cette tendance ne se dément pas, elle n’aura pas connu de deuxième vague de l’épidémie, comme on appelle désormais la nette recrudescence en cours dans nombre de pays, et notamment chez nos voisins, y compris en Libye, jusque-là le pays de la région le moins touché. On aurait pu en dire autant de la Tunisie si la circulation du virus n’était pas repartie de plus belle après s’être quasiment arrêtée. A un certain moment en effet, il y a eu zéro décès en Tunisie pendant plusieurs jours d’affilée, et à peine un ou deux nouveaux cas par jour, parfois même zéro nouveau cas. La voilà qui enregistre plusieurs centaines de nouveaux cas par jour, mais par chance sans voir le nombre de décès exploser lui aussi.

N’empêche, elle est le seul pays dont on puisse dire qu’il est en butte à une véritable deuxième vague, plus grave que la première, les deux phases étant séparées par un intervalle de temps où l’épidémie avait semblé résiduelle, sinon complètement disparue. L’autre pays subissant à son tour un regain, d’ailleurs bien plus marqué, c’est le Maroc, dont le nombre des nouveaux cas quotidiens a dépassé ces derniers jours la barre des 2 000. Il est le seul pays de ce côté-ci de la mer à dépasser à cet égard un pays situé sur l’autre rive, l’Italie, où le nombre des nouvelles contaminations est maintenant inférieur à 2 000. Les Tunisiens ont tendance à s’expliquer la recrudescence qu’ils sont en train de connaître par l’ouverture de leurs frontières. Ce qui n’est guère convaincant, vu que cette dernière mesure de déconfinement ne s’est pas traduite par un afflux de touristes, il s’en faut. Il ne semble pas d’ailleurs qu’il soit possible, du moins dans l’immédiat, de s’expliquer ces choses-là. Si les Tunisiens avaient pu comprendre pourquoi ils avaient été dans la région les moins atteints pendant la première phase de l’épidémie, ils pourraient rendre compte de la flambée actuelle. Les Algériens auraient du mal à comprendre quant à eux les ressorts à l’œuvre dans le ralentissement de l’épidémie chez eux, dont ils se gardent d’ailleurs de se féliciter de peur sans doute de se voir aussitôt démentir. Il n’y a pas si longtemps leurs autorités sanitaires déploraient l’imprudence dont ils faisaient preuve, à quoi elles imputaient le retour de la maladie. Les Français non plus ne s’expliquent pas la recrudescence sur leur territoire, qui leur a fait prendre de nouvelles mesures de fermeture, au grand déplaisir de Marseille en particulier. Celle-ci a longtemps pensé avoir fait mieux que Paris dans la lutte contre l’épidémie, de lui en avoir remontré, et puis voilà qu’elle doit se réviser à la baisse.

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