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samedi 24 février 2024

La machine meurtrière sioniste progresse dans le sud de Ghaza: La tragédie des Palestiniens s’aggrave d’heure en heure

Les forces d’occupation sionistes ont étendu leur offensive génocidaire dans le sud de la bande de Ghaza, y menant des frappes meurtrières contre plusieurs villes, où des centaines de milliers de civils palestiniens sont venus se réfugier depuis le début de l’agression.

Par Meriem B.
La situation des Palestiniens «s’aggrave d’heure en heure» à Ghaza, a indiqué l’Organisation mondiale de la santé (OMS). S’exprimant depuis la ville de Rafah, le représentant de l’OMS dans le territoire palestinien occupé, Rick Peeperkorn, a déploré de nouvelles effusions de sang après la reprise des frappes de l’armée sioniste vendredi. «La situation s’aggrave d’heure en heure», a déclaré M. Peeperkorn aux journalistes se trouvant à Genève, par vidéoconférence. «Il y a une intensification des bombardements tout autour, y compris ici dans les régions du sud, à Khan Younis et même à Rafah». Le représentant de l’agence sanitaire mondiale a noté qu’au cours des deux derniers jours, il y a eu «un nombre considérablement croissant de personnes déplacées à l’intérieur de l’enclave en provenance de la région centrale, et même des régions du sud». Dans ce sens,  les Palestiniens à Ghaza vivent dans «l’horreur la plus totale» en raison de l’agression sioniste, a dénoncé, hier, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Volker Türk, affirmant craindre des «atrocités». «Les civils à Ghaza continuent d’être bombardés sans relâche par l’entité sioniste», a déploré Volker Türk, lors d’une conférence de presse à Genève, tout en réclamant un cessez-le-feu. «La situation humanitaire est catastrophique», a assuré M. Türk, rappelant que le chef des opérations humanitaires de l’ONU, Martin Griffiths, avait qualifié la situation d’«apocalyptique». «Les Palestiniens à Ghaza vivent dans une horreur totale, qui ne fait qu’empirer», a-t-il ajouté.
Le Haut-Commissaire a souligné qu’il existe «un risque accru» que des «crimes d’atrocités» soient commis, considérés comme les plus graves crimes (génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre). «Des mesures doivent être prises de toute urgence (…) par tous les Etats, en particulier ceux qui ont une influence, pour prévenir de tels crimes», a demandé le haut responsable onusien.
De son côté le Programme alimentaire mondial (PAM) a prévenu mardi que la reprise des agressions sionistes contre Ghaza ne fera qu’intensifier «la crise alimentaire catastrophique qui menace déjà de submerger la population civile». Le Bureau de coordination de l’aide humanitaire de l’ONU (OCHA) a signalé qu’entre l’après-midi du 3 décembre et l’après-midi du 4 décembre, au moins 349 Palestiniens ont été tués et 750 autres blessés. Près de 1,9 million de personnes, soit plus de 85 % de la population de Ghaza, ont été déplacées à travers l’enclave depuis le 7 octobre dernier, selon l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNWRA). L’UNRWA a également confirmé qu’au moins 19 autres collègues avaient été tués lors de frappes aériennes, ce qui porte le total à 130 morts depuis le 7 octobre.
Le PAM met en garde contre une «catastrophe humanitaire imminente»  
Le Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM) a mis en garde contre une «catastrophe humanitaire imminente» dans la bande de Ghaza, soulignant qu’une paix durable est le seul moyen de l’éviter. Le PAM a déclaré dans un communiqué que la reprise de l’agression sioniste contre Ghaza «intensifierait la crise alimentaire catastrophique qui pèse déjà sur les civils». Le communiqué indique que la trêve humanitaire, qui a duré 7 jours et s’est terminée début décembre, a fourni au Programme alimentaire mondial et à ses partenaires un environnement «relativement sûr» pour élargir la portée des opérations de secours. Il a indiqué que la trêve a permis de doubler le nombre de points de distribution en dehors des abris et de livrer de la nourriture dans certains endroits inaccessibles du nord de la bande de Ghaza. Il a souligné que le programme a touché environ 250 000 personnes en une semaine seulement et que la reprise de l’agression sioniste a rendu la distribution de l’aide «largement impossible». Il a expliqué qu’il s’agit d’un désastre pour la population de Ghaza, qui compte plus de deux millions de personnes et dépend de l’aide alimentaire comme seule source de subsistance. Le PAM a noté que «seule une paix durable pourrait mettre fin aux souffrances et empêcher une catastrophe humanitaire imminente», appelant à un cessez-le-feu pour des raisons humanitaires.
«Ghaza est l’un des lieux les plus dangereux au monde»
L’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) a déclaré, hier, que «Ghaza est l’un des lieux les plus dangereux au monde» et que «la situation empire chaque minute après une autre vague de déplacements». C’est ce qui ressort d’un communiqué publié par l’agence onusienne sur la plateforme «X». «La situation empire chaque minute après qu’une autre vague de déplacements a eu lieu à Ghaza, où il n’y a pas de lieu de sûr. La ville tout entière est devenue l’un des endroits les plus dangereux au monde. Il n’y a nulle part où aller, les abris sont bondés (de personnes déplacées), y compris ceux de l’UNRWA», lit-on de même source. Depuis le 7 octobre dernier, l’armée sioniste mène une agression barbare contre la bande de Ghaza, et qui a fait jusqu’à mardi soir 16 248 martyrs, dont 7 112 enfants et 4 885 femmes, outre 43 616 blessés, 7 600 personnes portées toujours disparues et des destructions massives d’infrastructures entraînant une «catastrophe humanitaire» sans précédent, selon des sources officielles palestiniennes et onusiennes.
Plus de 60 % des habitations endommagées 
Depuis le début de l’agression sioniste à Ghaza, le 7 octobre, plus de 60 % des maisons et unités résidentielles ont été détruites, selon un nouveau rapport des autorités palestiniennes à Ghaza. «Sur les 305 000 unités touchées, 52 000 sont complètement détruites et 253 000 sont partiellement endommagées, soit 61 % des maisons», indique le rapport. Il est indiqué dans le même rapport que «quelque 121 bâtiments gouvernementaux et 69 écoles étaient complètement hors service et que 275 écoles avaient été partiellement endommagées». «Au cours de l’agression contre Ghaza, les avions de l’occupation ont largué plus de 50 000 tonnes d’explosifs sur les maisons des citoyens civils, les hôpitaux, les écoles et les institutions civiles», ajoute la même source.    M. B.

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