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Alger
lundi 3 octobre 2022

La liste a été fixée par les autorités publiques: 10 produits alimentaires sont interdits à l’exportation

Face à la conjoncture économique actuelle et les tensions prévalant de par le monde, l’Algérie a pris des mesures afin de garantir la disponibilité sur le marché local. Ainsi, le gouvernement a fixé une liste de 10 produits interdits d’exportation. Selon des médias, il s’agit des œufs frais, la pomme de terre, l’ail, les légumes secs (haricots, lentilles, pois chiches), semoule de froment (blé) et de l’orge, farine de froment (blé), sucre, huile de soja, pâtes alimentaires et enfin double et triple concentrés de tomate. Par cette décision, les autorités publiques prennent les devants afin de veiller à la disponibilité en quantités des produits en question et les mettre à la disposition du citoyen à des prix abordables en évitant la spéculation. Faut-il préciser que certains produits, à savoir la semoule et l’huile de table, connaissent, malgré leur disponibilité, une grande tension ces derniers jours. A cela s’ajoute la hausse vertigineuse des prix d’autres produits.
Lors du dernier Conseil des ministres, le président de la République a réitéré son appel à faire preuve de vigilance quant à la mise en œuvre rigoureuse des mesures d’interdiction de l’exportation des produits alimentaires de base. Lors du Conseil des ministres du 13 mars dernier, le Président Tebboune «a ordonné au gouvernement d’interdire l’exportation de tous les produits de large consommation importés par l’Algérie, à l’instar du sucre, des pâtes, de l’huile, de la semoule et tous les dérivés du blé».
Dans le même contexte, il a chargé le ministre de la Justice d’«élaborer un projet de loi criminalisant l’exportation de produits non produits localement, étant un acte de sabotage pour l’économie nationale». Il a également ordonné de maintenir l’«interdiction stricte» de l’importation des viandes congelées et d’encourager la consommation de viandes locales.
Aussi, le président de la République a ordonné d’encourager les agriculteurs qui approvisionnent le stock stratégique de l’Etat en blé dur et tendre et en légumineuses avec diverses incitations, dont le soutien sous forme de prêts, d’engrais et d’autres avantages.
Interrogé sur la question de l’exportation, le directeur général de la régulation et de l’organisation des activités commerciales au ministère du Commerce et de la Promotion des exportations, Sami Koli, a affirmé, lundi dernier, lors du Forum de la Radio nationale, que la décision d’interdire l’exportation de certains produits alimentaires dépendant de matières premières importées en devise n’était pas défavorable aux opérateurs économiques mais visait à préserver l’intérêt suprême du pays. L’exécution de cette mesure, explique l’orateur, constitue une contribution par les opérateurs à la lumière de la conjoncture mondiale difficile marquée par l’annonce, par plusieurs pays, de décisions d’interdire l’exportation des matières premières brutes ou les produits exportés à d’autres pays. De même qu’elle s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par les pouvoirs publics pour fournir les produits de large consommation.
Massi Salami

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