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mercredi 28 septembre 2022

La CSA invite Ouadjaout à trouver des solutions : Pouvoir d’achat, retraite et libertés syndicales, dossiers en suspens

Apres plusieurs mois de silence, la Confédération des syndicats algériens (CSA) qui regroupe l’Unpef, le Cnapeste, le Snapest, le Snte, le Cela et le Satef, a fait part de son mécontentement quant à la situation qui prévaut dans le secteur, n’écartant pas la possibilité de recourir une nouvelle fois à la grève pour rappeler notamment à la tutelle les dossiers en suspens et réitérer les mêmes revendications contenues dans leur plateforme adressée aux autorités (pouvoir d’achat, retraite, dialogue social, libertés syndicales…).

Par Thinhinene Khouchi

Une réunion de la Confédération des syndicats algériens (CSA) a eu lieu au siège de l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef). La CSA, qui regroupe l’Unpef, le Cnapeste, le Snapest, le Snte, le Cela et le Satef, a considéré dans son communiqué qu’elle a été ignorée et l’est encore aujourd’hui. Dans son communiqué rendu public hier, elle reproche «à la tutelle de fuir son devoir de dialogue social en faisant cavalier seul dans tous les dossiers qui préoccupent le personnel du secteur». Les dossiers mis en avant par l’Intersyndicale et pour lesquels elle réclame des réponses sont au nombre de six : le statut particulier, la retraite, le pouvoir d’achat, les libertés syndicales, les primes de zone, ainsi que les plans exceptionnels. Ces syndicats reprochent à la tutelle d’«éviter» de recevoir son partenaire social sous prétexte de ne pas pouvoir travailler avec les 24 organisations syndicales agréées, faisant ainsi «cavalier seul», a indiqué Boualem Amoura du Satef, qui reproche aux responsables du ministère leur «échec et leur incapacité» de gérer le secteur. La Confédération estime, dans son communiqué, qu’elle a toujours cherché et s’efforce de relier les canaux de dialogue et d’étendre les ponts de communication avec la tutelle dans le cadre des textes légaux en vigueur afin de fournir des conditions matérielles et morales à ses travailleurs et salariés du secteur, qui permettent l’accès à une éducation de qualité au rythme des évolutions et à une école publique algérienne de qualité et cela ne sera atteint qu’après une volonté politique qui aboutit à un dialogue dans le contexte d’un réel pluralisme syndical. Pour Sadek Dziri de l’Unpef, «la tutelle ignore son partenaire social. Pour preuve, le ministère, dans son bilan d’activités au titre de l’année 2020, n’a consacré que 1 % au dialogue avec le partenaire social». Ce qui en dit long sur ses intentions de dialogue, conclut-il. «Le ministère laisse un cumul de revendications, alors que nous avons besoin d’une véritable négociation pour trouver des solutions pour les dossiers en suspens», a déclaré pour sa part Meziane Meriane, coordinateur du Snapeste. Il explique, à titre d’exemple,
qu’une commission chargée de la révision des statuts particuliers du personnel de l’Education nationale a été installée, mais sans recevoir aucun syndicat du secteur. Selon le Satef, Cette commission a choisi la «fuite en avant». Dans ce sens, l’Intersyndicale laisse entendre que la protestation ne va pas tarder à reprendre dans les semaines à venir. «La situation actuelle n’est pas reluisante, elle prélude une action qui va être incessamment déclenchée», met en garde la CSA.

T. K.

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