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mercredi 27 janvier 2021

La Coordination des enseignants accuse la tutelle de «fuir ses responsabilités»: Grève au primaire annoncée pour aujourd’hui

Après la grève de l’Union des travailleurs de l’éducation et de la formation (Unpef) qui a eu lieu mercredi dernier, la Coordination nationale des enseignants du primaire annonce l’organisation d’une grève nationale aujourd’hui 30 novembre, avec l’objectif de «déplorer le mutisme» de la tutelle qu’elle accuse de «fuir ses responsabilités et de ne pas tenir ses engagements».

Par Thinhinene Khouchi
Les syndicats de l’Education comptent se faire entendre. En effet, cinq jours seulement après la grève de l’Union des travailleurs de l’éducation et de la formation (Unpef) observée mercredi dernier, la Coordination nationale des enseignants du primaire a appelé à l’organisation d’une grève nationale aujourd’hui . La Coordination qui dit constater «l’absence totale du protocole sanitaire», estime «impossible» de le mettre à exécution dans les écoles, notamment celles relevant des zones d’ombre. Aussi, le syndicat regrette de ne pas prendre en charge les fonctionnaires du secteur atteints du coronavirus et réclame des tests (PCR et sérologiques) et des soins gratuits au profit des élèves et des enseignants. Les enseignants du primaire regrettent également qu’aucune mesure ne soit prise au profit des enseignants souffrant de maladies chroniques et enseignantes en état de grossesse qui continuent de dispenser des cours en ce temps de crise sanitaire. En outre, dans un communiqué rendu public, la Coordination a dénoncé les décisions injustes et répressives infligées à l’ensemble des enseignants de ce palier. Elle évoque, à ce sujet, le refus de la tutelle d’accorder des congés exceptionnels aux enseignants malades chroniques et aux femmes enceintes, mais également la non prise en charge des cas Covid-19 du secteur. Aussi, la même Coordination a exprimé des réserves s’agissant des nouveaux plannings mis en place, notamment en ce qui concerne l’obligation de travailler les samedis. Évoquant le problème d’absence de transport les week-ends, rendant les déplacements pour les enseignants très difficiles, la Coordination des enseignants du primaire refuse qu’on porte atteinte à un droit fondamental qui est le repos hebdomadaire assuré par la loi 09/244 modifiant le décret 97/59. Il est essentiel de relever que face à cette grogne des travailleurs, que le ministère semble ne pas entendre, les élèves restent les seuls perdants. Avec déjà un programme surchargé et difficile à assimiler dans des conditions de scolarité qui laissent à désirer, ils payent les frais d’un bras de fer qui risque de perdurer si la situation n’est pas très vite prise en main. Il est à rappeler que adhérents à l’Unpef ont observé une grève mercredi dernier. Une action qui a largement été observée à l’échelle nationale, à en croire Belaïdi Mebarek, membre du bureau national de ce syndicat. Enfin, l’Unpef, qui n’écarte par le durcissement du mouvement de contestation dans le cas où la tutelle ne répond pas à ses doléances, a relevé que les enseignants sont dans l’incapacité de continuer à travailler dans les conditions actuelles.
T. K.

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