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mercredi 5 octobre 2022

Journée mondiale de lutte contre l’obésité : Le Covid-19 chez une personne obèse augmente le risque de mortalité

A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’obésité célébrée le 4 mars, placée pour la deuxième fois sous le slogan «Ensemble, nous pouvons changer le regard sur l’obésité», le ministère de la Santé a assuré que «la contraction du Covid-19 chez une personne obèse a augmenté le risque de mortalité», précisant que «toutes les études affirment le danger de mort quand il y a association de l’obésité et du Covid-19». Présidant le lancement de trois cliniques mobiles de dépistage précoce des maladies chroniques dans plusieurs wilayas, le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, est revenu sur les dangers de la malade de l’obésité. En effet, dans une allocution lue en son nom par le directeur de la prévention et de la promotion de la santé au ministère, Dr Djamel Fourar, le ministre a souligné qu’en Algérie, entre 12 % à 14 % d’enfants âgés entre 0 et 5 ans étaient atteints d’obésité en 2013 contre 9 % en 2007 et que les études à indicateurs multiples font état d’une stabilité de ces chiffres en 2020. Le taux des personnes souffrant de surpoids et d’obésité, âgées entre 18 et 69 ans, était de 55,6 % en 2017 (63,3 % chez les femmes et 48,3 % chez les hommes), selon des études réalisées en 2017. Pour faire face à cette situation, le ministère de la Santé a mis en place «un plan national stratégique multisectoriel de prévention et de lutte contre les facteurs de risque des maladies non transmissibles pour la période (2015-2019), avec pour axe stratégique, la promotion d’une alimentation saine, lequel vise à prévenir l’obésité chez la population. Ce plan se décline à travers deux mesures. La première vise à mettre en place un programme d’information et de communication autour de la prise de poids et l’obésité. La deuxième mesure vise, quant à elle, à développer la prévention et le traitement du surpoids et de l’obésité. Selon le même responsable, le secteur de la Santé a tenu à ce que certaines mesures structurantes puissent bénéficier de la priorité absolue dans la prise en charge de l’obésité, à travers la mise en place d’un guide de prise en charge de l’obésité au profit des professionnels de la santé, lequel se veut «un outil indispensable» aux bonnes pratiques, tout en associant le médecin généraliste au niveau des structures de proximité. Le ministère de la Santé œuvre également, dans ce cadre, à relever le niveau des professionnels de la santé, à travers la mise en place d’un programme de formation, avec un encadrement assuré par des experts du terrain, tout en impliquant les décideurs de différents secteurs concernés dans les opérations de sensibilisation. Pour le ministre, les défis de la phase actuelle «consistent principalement en le renforcement des mesures prises, à travers l’implication permanente du mouvement associatif, d’une part, et la mise en œuvre efficace de l’ensemble des mesures visant à améliorer la prise en charge des patients, d’autre part». Soulignant que l’obésité «est l’une des maladies résultant des changements dans le mode de vie qui peuvent toucher n’importe quel pays», Benbouzid a rappelé «l’intérêt mondial accordé à la mise au point d’un plan d’action national stratégique pour lutter contre la propagation de cette maladie». Il a également estimé que l’obésité «résulte d’un déséquilibre entre les calories consommées et dépensées, ce qui entraîne une augmentation de la graisse, donnant lieu à des complications qui diminuent l’espérance de vie».
Thinhinene Khouchi

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