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vendredi 1 juillet 2022

Journée mondiale de la poésie: La poétesse Keltoum Deffous déclame la «Voix des femmes»

La célébration de la Journée mondiale de la poésie a été marquée par un passage de marque avec la poétesse d’expression française, Keltoum Deffous. Cette dernière a régalé l’assistance, lundi à Constantine, en déclamant dans la bibliothèque publique de lecture Mustapha-Nettour, des vers de son recueil «Voix des femmes», à l’occasion de la Journée mondiale de la poésie qui coïncide avec le 21 mars de chaque année.

Par Abla Selles

Maniant élégamment la langue de Molière, Keltoum Deffous a récité des extraits de «Voix des femmes», édité chez Anep-Editions et co-écrit avec Nadia Belkacemi, exprimant les peines et les joies des femmes et tissant un lien particulier avec l’assistance.
Pour la poétesse, ce recueil est «un dialogue entre deux poétesses algériennes qui invitent à la découverte de leur univers secret, un chant venu de très loin, une berceuse qui susurre à l’éternité l’air d’une culture ancestrale». Elle a affirmé à la presse que pour une poétesse, fêter les vers à l’international est une occasion pour «faire connaître la sensibilité féminine sous ses multiples créations artistiques», soulignant que ses poèmes ont été primés lors de manifestations internationales alors qu’ils sont méconnus en Algérie, car «l’édition de recueils n’est pas rentable».
Elle a ajouté que dans tous ses recueils, elle déclame la femme, poète dans l’âme, «tellement riche de par ses rêves et ses espoirs qu’il est par moments difficile de cerner tous ses souhaits et aspirations».
Pour Keltoum Deffous, écrire des poèmes c’est également honorer sa mère qu’elle a présentée comme une paysanne et veuve de martyr qui a tout fait pour que sa fille aille à l’école.
«Ma mère m’a inculqué des valeurs humaines dont je suis fière de parler, fière de les transmettre là où je vais dans les diverses manifestations, en tant que poétesse qui représente la femme algérienne, sa sensibilité, ses soucis et ses espoirs», a-t-elle souligné.
Elle a assuré également que «la femme algérienne est en train de se battre comme toutes les femmes du monde pour les mêmes problèmes, contre l’oppression et la violence notamment, et continue à lutter et inculquer aux filles de ne pas se soumettre». Au cours de la même rencontre, le poète d’expression arabe, Abdelghani Madi, a déclamé un poème reflétant «les douleurs du monde arabe», depuis Damas à Baghdad, en passant par le Yémen et le Soudan, tandis que Mohamed Nakib est revenu dans un melhoun sur la lutte du peuple algérien depuis les résistances populaires jusqu’aux massacres du 8 mai 1945, et dans les Aurès, synonymes de bravoure et d’héroïsme.
A l’occasion, les poètes Noureddine et Saida Derouiche, Leila Laouir et Nacer Louhichi ont été honorés ainsi que les élèves de l’Ecole régionale des beaux-arts qui exposent leurs œuvres dans le hall de la bibliothèque.

A. S.

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