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samedi 3 décembre 2022

Jeux méditerranéens: Avec un palmarès de 6 médailles, Salim Iles a placé la barre haute

L’ancien champion de natation, Salim Iles, continuera certainement et pour longtemps à dominer le tableau des médailles algériennes dans l’histoire des Jeux méditerranéens, à la faveur de ses cinq médailles en or et une en argent décrochées lors des quatre éditions auxquelles il a participé (1993, 1997, 2001 et 2005). Une moisson qui représente aujourd’hui une source de fierté pour cet ancien nageur qui a marqué en lettres d’or l’histoire du sport algérien après avoir réalisé une carrière exemplaire. «Naturellement, je suis très fier de ce que j’ai réalisé dans ma carrière de sportif. Décrocher six médailles, dont cinq en or, dans les JM n’est pas une mince affaire», a-t-il déclaré. Il s’agit, selon lui, du fruit d’un travail de longue haleine pour lequel il a été récompensé malgré des débuts très difficiles pendant lesquels il a beaucoup souffert «à cause des moyens très modestes mis à ma disposition», se souvient-il. Mais la médaille d’or qu’il a remportée lors des JM de Languedoc-Roussillon (France) fut le tournant de sa carrière. Depuis, d’ailleurs, les portes de la gloire lui étaient ouvertes en intégrant les rangs du Racing Club de France à Paris. «Ce transfert m’a permis de progresser énormément, car sur place, j’ai bénéficié de meilleurs moyens en matière de préparation. Cela s’est répercuté également sur mes résultats, aussi bien en championnat de France que lors des épreuves internationales auxquelles j’ai participé sous les couleurs nationales», raconte-t-il. L’émergence de l’enfant d’Oran lui a permis aussi d’attirer l’attention des responsables sportifs en Algérie qui n’ont pas lésiné, à leur tour, sur les moyens pour permettre au champion algérien de se hisser au niveau mondial, surtout après ses performances lors de la Coupe du monde de Paris en 1996, comme a tenu à rappeler l’intéressé lui-même. D’ailleurs, le spécialiste des épreuves de sprint en nage libre (50 m et 100 m) a pu réaliser une performance de taille lors des Jeux olympiques d’Athènes en l’an 2004, lorsqu’il avait terminé à la 7e place en finale des 100 mètres nage libre. Considéré par la plupart comme le meilleur nageur algérien de tous les temps, et possédant des performances inégalées jusqu’au jour d’aujourd’hui, Salim Iles espère néanmoins que la jeune génération parviendra à suivre ses traces «et pourquoi pas faire mieux que moi». A l’approche des JM d’Oran, auxquels il a énormément contribué dans leur préparation lorsqu’il a présidé le Comité d’organisation entre août 2019 et décembre 2021, Iles (47 ans) mise beaucoup sur la nouvelle vague de nageurs algériens pour représenter dignement la natation nationale lors du rendez-vous oranais. «Je pense notamment à des jeunes comme Djawad Syoud ou encore Moncef Balamane, qui sont en train de travailler dur au sein de leurs clubs à l’étranger pour hisser haut le drapeau algérien lors des manifestations internationales. Je serais à fond derrière nos nageurs lors des JM d’Oran», a-t-il promis.

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