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mercredi 7 décembre 2022

Investissements industriels en Algérie / Sami Agli : «Aucun dossier n’a été étudié, c’est inadmissible !»

Pour réussir la relance de l’économie nationale, le président de la Confédération algérienne du patronat citoyen, Sami Agli, appelle à l’accélération de la publication de la loi sur l’investissement ainsi qu’à faciliter l’octroi de biens fonciers industriels.

Par Louisa Ait Ramdane

Invité de la Chaîne 1 de la Radio nationale, Sami Agli a critiqué le retard de l’étude des dossiers liés à l’investissement. En effet, Le président de la CAPC, ex-Forum des chefs d’entreprise (FCE), a souhaité la promulgation de la loi sur l’investissement dans les plus brefs délais. Une loi qui, selon lui, «répond à la réalité de l’économie internationale et interne, protège le produit national et œuvre pour faciliter toutes les voies de création de richesse, création d’entreprises, immobilier, financement et autres».
Il a tenu à souligner que le foncier industriel représente toujours un véritable casse-tête et affaiblit toute volonté réelle de faire progresser l’économie nationale. «Il est inconcevable qu’aucun dossier d’investissement industriel n’ait été étudié pendant une année entière par le Comité d’assistance à la localisation et à la promotion des investissements et de la régulation du foncier», a-t-il regretté. Pour lui, il faut trouver une solution dans les plus brefs délais. «Il faut trouver une solution urgente à ce problème. Car nous ne pouvons pas parler de la réussite de l’agriculture en l’absence d’une industrie de transformation qui représente un élément important, tout comme d’autres aspects liés au succès de l’agriculture, comme le stockage et l’exportation», a-t-il reproché.
Par ailleurs, le président de la CAPC a expliqué qu’une nouvelle vision quant à la relance économique en Algérie est en train d’émerger. Cette vision passe par la valorisation de l’agriculture, seule garantie de la sécurité alimentaire, a-t-il affirmé. «Il existe une conscience collective pour créer des opportunités d’investissement dans le secteur agricole au lieu de se focaliser sur l’importation», a-t-il expliqué. Sur ce point, Agli a espéré que «la création de l’Office national de l’agriculture saharienne sera le guichet qui étudiera tous les problèmes entravant les investissements agricoles et industriels». Pour l’invité, «la mise en place de l’Office national de l’agriculture saharienne prouve qu’il y a une prise de conscience collective pour mettre en œuvre des projets d’investissement dans l’agriculture au lieu de mettre l’accent sur l’importation». Sami Agli a estimé que «l’accès à la production de ce qui peut être réalisé dans notre pays, au lieu d’importer, se fait en combattant certains phénomènes négatifs, tels que la bureaucratie et le manque de transparence». Une stratégie à laquelle, selon lui, les opérateurs économiques vont adhérer.
«Je pense que les opérateurs économiques sont tout à fait prêts à s’engager dans la nouvelle stratégie, en particulier dans l’agriculture», a indiqué le chef de la Confédération algérienne du patronat citoyen, soulignant que «cette démarche ne sera possible que s’ils travaillent à restaurer la confiance en œuvrant à faciliter la création de richesse de manière efficace et en encourageant la création de petites et moyennes entreprises, car elles sont le véritable acteur de cette nouvelle vision de l’économie nationale afin de parvenir à combler le déficit du nombre d’entreprises, estimé à un million et demi».
L. A. R.

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