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jeudi 11 août 2022

Investissements dans les énergies renouvelables: L’Algérie peut capter une part importante du marché européen

«L’Union européenne dont les besoins en hydrogène vert sont estimés à 10 millions de tonnes d’ici à 2030, a consacré un montant de 70 milliards de dollars au développement de cette source d’énergie», a déclaré, hier, Boukhafla Yaici, directeur général du Cluster énergies renouvelables. Selon lui, l’Algérie a la possibilité de capter une part importante de ces investissements en Europe. S’exprimant sur les ondes de la Radio nationale, l’invité a fait savoir que «la problématique européenne est connue, densité de la population, pas manque d’espace pour les installations des panneaux solaires et des éoliens. Ce qui fait que l’Algérie est un pays candidat pour alimenter l’Europe en hydrogène vert et en énergies renouvelables en général». Insistant sur la nécessité de favoriser le transfert des technologies et d’expériences, le directeur général du Cluster énergies renouvelables a affirmé que l’objectif de l’heure actuelle est d’accélérer les procédures législatives pour entamer rapidement l’exploitation du potentiel algérien en énergies renouvelables, offrir aux entreprises étrangères le climat nécessaire pour l’investissement, tout en privilégiant le transfert des technologies et des expériences. «Les attentes des investisseurs internationaux sont très claires. Ils attendent qu’il y ait une législation adaptée pour réaliser leurs investissements en Algérie», a-t-il dit. Autre facteur qui permet à l’Algérie de réussir dans le domaine des énergies renouvelables, ses accords d’association avec l’Union européenne et les pays africains. «Nous sommes liés par l’accord d’association avec l’Union européenne, mais aussi avec l’Afrique, via la Zlecaf. Ce qui nous épargne les droits de douane. Les marchés africain et européen sont à nos côtés», a-t-il expliqué. Pour mieux définir la vision de l’Algérie en matière de développement de l’hydrogène, notamment vert, et ses retombées stratégiques, économiques et environnementales à moyen et long terme, une feuille de route nationale est en cours d’élaboration par un groupe de travail constitué par les ministères de l’Energie et des Mines, de la Transition énergétique et des Energies renouvelables, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ainsi que du Commissariat aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique (Cerefe), avait annoncé un responsable du secteur. Mis en place fin novembre 2021, conformément aux instructions du Premier ministre, ce groupe a tenu plusieurs réunions de travail et a déjà élaboré un rapport portant les éléments préliminaires de la stratégie de développement de l’hydrogène en Algérie, a-t-il fait savoir. Ainsi, cette feuille de route donnera aux acteurs nationaux et internationaux une visibilité sur les politiques, les réglementations et les mesures d’incitation et d’encouragement de la filière hydrogène en Algérie. S’agissant du code de l’investissement, Boukhafla Yaici a expliqué qu’il sera favorable à la réalisation des projets d’investissement lié aux énergies renouvelables, notamment avec les nouvelles réformes du système bancaire. «Nous attendons impatiemment la promulgation de cette loi sur les nouvelles disposition des banques. Elle permet de faire la promotion de l’Algérie comme destination dans le domaine des énergies renouvelables», a souligné l’invité.
Meriem Benchaouia

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Le 11 Aout 2022

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