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samedi 13 août 2022

Investissement: Intérêt à faciliter la mobilité des capitaux et encourager la colocalisation

La facilitation de la mobilité des capitaux dans l’écosystème d’investissement algérien et la promotion du concept de colocalisation devraient permettre de hisser davantage l’investissement dans le pays, ont estimé, samedi à Alger, plusieurs experts économiques.
Intervenant lors d’un panel sur les «opportunités économiques de l’Algérie», organisé dans le cadre de la rencontre Algeria Invest Conference (AIC), l’expert en économie Mohamed Cherif Belmihoub a affirmé, dans ce sens, que «la mobilité du capital doit être assurée», soulignant que «limiter le capital dans son mouvement n’est pas bon pour le développement économique». L’ancien ministre délégué chargé de la prospective a, à cet effet, appelé à assurer la mobilité des capitaux en Algérie, ajoutant que «le potentiel d’investissement est colossal dans le pays où aucune filière n’est saturée». Parmi les secteurs créateurs de richesse, il a cité celui des Mines, ainsi que le tourisme saharien, appelant également à la mise en œuvre de réformes administratives et une modernisation du secteur financier «pour qu’un secteur productif puisse émerger rapidement». Pour sa part, le président du Conseil national de concertation et de développement de la PME (CNCDPME), Adel Bensaci, a souligné plusieurs aspects du potentiel d’investissement en Algérie. A ce propos, il estimé que l’Algérie a un rôle à jouer dans «la colocalisation», à savoir l’externalisation par des pays industrialisés de fragments de leur chaîne de valeur dans les pays voisins.
La colocalisation permet d’aller au-delà d’une sous-traitance simple, a expliqué le président du CNCDPME, rappelant que de grands groupes internationaux se sont positionnés en Algérie dans le cadre de la colocalisation. Il a cité, dans ce sens, l’exemple de la production et de l’export de turbines à gaz à partir de la wilaya de Batna, plaidant pour la duplication de cette expérience dans d’autres secteurs d’activité. «A mon avis, l’Algérie doit jouer plus qu’un rôle de porte d’entrée vers l’Afrique. En effet, elle dispose d’un marché local très important constituant un réel levier que d’autres pays de la région n’ont pas», a-t-il estimé. De son côté, l’expert en management stratégique Ali Brihi a souligné le potentiel de développement de l’industrie nationale pour alimenter les marchés voisins à des coûts compétitifs.
«Nous pouvons être l’atelier du plus grand marché de consommation au monde qui est l’Union européenne, et ce, avec des acteurs économiques nationaux crédibles», a-t-il assuré. Par ailleurs, des représentants étrangers de la coopération économique avec l’Algérie (Chambres de commerce et d’industrie et Forum d’affaires bilatéraux) ont réaffirmé le besoin pour les investisseurs de leurs pays d’un meilleur accès aux informations de l’écosystème d’investissement algérien pour s’y implanter. D’un autre côté, ils ont salué les directives du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à assurer la stabilité du cadre juridique dans le secteur économique.
Farid M.

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