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vendredi 1 juillet 2022

Investissement culturel en Algérie : Des professionnels plaident pour la levée des «obstacles»

Des professionnels de la culture, réunis samedi à Alger, ont proposé plusieurs solutions à la relance de la création et l’investissement culturel à travers la levée des obstacles légaux et contraintes administratives rencontrés par les porteurs de projets.
Intervenant à l’occasion du Forum de l’économie culturelle (3-5 avril ) au Centre international des conférences (CIC) Abdelatif- Rahal, le cinéaste et producteur Belkacem Hadjadj a suggéré la mise en place d’un «comité intersectoriel» qui aura pour charge de prendre en compte les projets liés à l’investissement dans le secteur culturel.
Ce comité, composé de plusieurs ministères, contribuera à résoudre toute problématique entravant l’aboutissement des projets culturels, a-t-il expliqué, soulignant que l’industrie cinématographique et télévisuelle demeure «la locomotive» de la relance culturelle en Algérie.
Relevant un manque de structures de production et de post-production cinématographique comme les studios de tournage, Belkacem Hadjadj estime que la création artistique se heurte à des mécanismes de blocage.
Ce cinéaste, également membre représentant de l’Association des producteurs algériens de cinéma (Apac), a appelé aussi à améliorer la formation qui, dit-il, revêt une importance capitale pour la relance culturelle et cinématographique.
Pour sa part, Ryad Ayadi, représentant de MD-ciné, une entreprise spécialisée dans la distribution cinématographique, suggère des mesures incluant des facilités fiscales et législatives pour inciter les porteurs de projets à investir dans l’industrie du cinéma en leur accordant des avantages fiscaux, parafiscaux et fonciers.
Concernant le financement, le responsable de MD Ciné, créé en 1997, propose l’octroi des taux d’intérêt bonifiés aux investisseurs ainsi qu’une exonération d’impôts sur le moyen terme.
Fatah Kezzim, expert en entrepreneuriat, a, quant à lui, appelé à la création de mécanismes d’accompagnement «opérationnels» des projets culturels et d’un incubateur institutionnel dédié à l’entrepreneuriat dans le but de rendre le produit culturel «économiquement rentable».
Le directeur de l’Office de gestion et d’exploitation des biens culturels (Ogebc), Abdelkader Dahdouh, a estimé que l’Algérie peut, de par ses potentialités touristiques et sa richesse culturelle et cultuelle, devenir une destination culturelle par excellence.
Pour cela, il suggère un plan d’action pour faire du patrimoine culturel une «ressource économique».
Présent à cette rencontre, le président du Conseil national économique, social et environnemental (Cnese), Rédha Tir, a relevé l’existence d’«obstacles légaux» et d’entraves au financement de projets culturels, appelant, à ce propos, à les surmonter pour encourager l’investissement culturel.
M. K.

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