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samedi 25 juin 2022

Inhumé hier au cimetière d’El Kettar à Alger: Le monde de la culture regrette la disparition de Merzak Bektache

La culture en Algérie est en deuil depuis l’annonce de la mort de l’écrivain et journaliste Merzak Bektache, samedi à Alger. Le défunt a été inhumé hier au cimetière d’El Kettar, en présence des membres de sa famille, ses amis et un grand nombre d’écrivains. Romanciers et hommes de lettres ont regretté la disparition de cet écrivain humaniste qui a toujours préféré la discrétion.

Par Abla Selles

Des écrivains et romanciers ont regretté l’homme de lettres, le regretté Merzak Bektache, décédé samedi à Alger, le qualifiant de grand écrivain humaniste qui aimait la mer et vivait loin des projecteurs. Inhumé hier au cimetière d’El Kettar en présence d’écrivains, journalistes et amis, ce romancier est une grande perte pour la culture algérienne, estime un grand nombre de personnes qui l’ont côtoyé.
Pour le romancier Habib Sayah, le défunt «était parmi les plus importants écrivains algériens modernes de conte et de roman et parmi les traducteurs les plus chevronnés vers l’arabe», le qualifiant d’«homme et écrivain intègre, noble et vaillant».
De son côté, l’écrivain Waciny Laredj s’est dit profondément attristé par la disparition du regretté Bektache qui était un «grand écrivain», rappelant la situation difficile qu’il avait vécue pendant la période du terrorisme dans les années 1990.
L’écrivain et traducteur Boudaoud Amir estime que le défunt était «parmi les grands écrivains algériens les plus actifs dans l’écriture et la traduction», rappelant ses nombreuses œuvres, dont la dernière fut le roman intitulé «Une ville s’assoit sur la mer» (2020).
Natif d’Alger en 1945, Merzak Bektache a débuté sa carrière comme journaliste en 1962 à l’Agence Algérie presse service (APS) et dans nombre de quotidiens et journaux arabophones et francophones.
Le défunt avait à son actif plusieurs parutions en arabe et en français, ainsi que deux recueils de nouvelles.
En 2017, la médaille de l’Ordre du mérite national au rang de «Djadir» lui a été décernée. Il a également été lauréat, en 2017, du Grand prix du roman Assia-Djebar pour son roman en langue arabe «La pluie écrit ses mémoires».
Bektache a également traduit plusieurs romans du français vers l’arabe, à l’instar de «Les 1001 années de la nostalgie» de Rachid Boudjedra et écrit dans le domaine de la critique et du scénario.
En 1993, il fut victime d’une tentative d’assassinat commise par un groupe terroriste, mais s’en est sorti miraculeusement indemne.
A. S.

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