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lundi 22 avril 2024

Industrie pharmaceutique/En deux ans: Une économie de 800 millions de dollars sur la facture d’importation

L’Algérie est passée de pays importateur à pays producteur de médicaments en un temps record. En seulement deux ans d’existence, le nouveau département ministériel dédié à l’industrie pharmaceutique a économisé 800 millions de dollars, se félicite Abderrahmane Lotfi Djamel Benbahmed.

Par Louisa A. R.

Le secteur de l’Industrie pharmaceutique nationale a connu, en une courte période, un saut tant qualitatif que quantitatif. En seulement deux ans d’existence, le nouveau département ministériel a en effet mis en place les conditions nécessaires pour réduire la facture d’importation du médicament en augmentant la production nationale. Durant cette période, la facture d’importation des produits soumis à un programme d’importation est passée de 2 milliards de dollars à environ 1,2 milliard de dollars. «Nous voyons bien qu’il y a eu une baisse de 800 millions de dollars d’importation», a affirmé le ministre. «800 millions de dollars en deux ans, c’est concret en termes de valeur ajoutée», a-t-il insisté. Autre objectif atteint par le département ministériel de Benbahmed, dans le même laps de temps, celui d’augmenter la production nationale de médicaments. «C’est une augmentation très importante», a commenté Lotfi Benbahmed avant de détailler : «En deux ans, la production nationale a augmenté de près de 50 % en valeur. C’est dire que la régulation des importations ne s’est pas faite au détriment des disponibilités». Invité de la rédaction de la Chaîne 3 de la Radio algérienne, il a estimé qu’il faut préserver les devises et les consacrer uniquement aux produits inexistants sur le marché algérien. «Nos ressources en termes de devise étrangère, nous les consacrons aux produits que nous n’avons pas dans notre pays, en application des instructions de Monsieur le président de la République», a expliqué le premier responsable du ministère de l’Industrie pharmaceutique. Selon lui, l’importation est le complément de la production nationale. «L’objectif est de développer une production nationale à forte valeur ajoutée, créatrice de ressources et d’emplois», a souligné Lotfi Benbahmed.
Il s’agit également, selon le ministre, de fixer aux producteurs des objectifs en termes de taux d’intégration et la création d’un tissu de sous-traitance. «Nous avons un dispositif réglementaire qui obligera, au fur et à mesure, les producteurs à aller vers un taux d’intégration plus élevé et d’aller, pourquoi pas, à travers des coopérations que nous faisons avec d’autres ministères comme le ministère des Micro-entreprises, vers la création d’un tissu de sous-traitance, pour faire tout ce qui est emballage», a expliqué Lotfi Benbahmed. Le ministre a cité, à titre d’exemple, le partenariat envisagé avec l’entreprise publique Enasel, pour utiliser sa production de sel comme intrant afin de fabriquer du sérum salé, dont l’importation coûte «plus de 3 millions d’euros», a révélé le ministre.Ce n’est pas tout. Les producteurs nationaux devront, par ailleurs, «se fixer des objectifs d’exportation». Lotfi Benbahmed, a fait part de l’homologation dès la semaine prochaine, du premier concentrateur made in Algérie qui est le fruit d’une collaboration entre l’USTHB et l’Agence nationale des produits pharmaceutiques. «Je vous annonce que dès la semaine prochaine, nous allons homologuer le premier concentrateur made in Algérie. Nous avons créé un système d’homologation pour les prototypes afin que la recherche et le développement se concrétise en production industrielle», a détaillé le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Lotfi Benbahmed.
L. A. R.

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