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samedi 25 juin 2022

Industrie pharmaceutique: Des médicaments avec un taux d’intégration de 90 %

L’Algérie compte des médicaments avec un taux d’intégration de 90 %, fabriqués localement grâce à la recherche et le développement, a affirmé, à Alger, le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Abderrahmane Djamel Lotfi Benbahmed.

Par Farid L.
Dans une allocution prononcée à l’occasion de la première édition des Journées internationales sur l’évaluation des technologies de la santé, M. Benbahmed a précisé que son département s’était attelé à jeter les bases d’une industrie pharmaceutique à «haute valeur ajoutée», en mesure de satisfaire les besoins locaux, à travers notamment des médicaments destinés au traitement des maladies chroniques ou encore des traitements innovants, l’objectif étant de contribuer à une prise en charge optimale des patients. Le ministre a également rappelé la nouvelle approche réglementaire initiée par la tutelle dans le cadre de la fixation des prix des médicaments fabriqués localement, en ce sens qu’une équation basée sur l’économie pharmaceutique a été prévue dans les textes d’application. De surcroît, le taux d’intégration a également été pris en ligne de compte, avec le recours à des composants et des intrants fabriqués localement, pour permettre une augmentation progressive de la chaîne de valeur, et partant, de la valeur ajoutée et parvenir, par la suite, à l’exportation de ces produits. Afin de hisser cette valeur ajoutée, le ministre a indiqué qu’un travail avait été fait pour assurer un équilibre entre le prix et la marge bénéficiaire, mais également miser sur la production nationale en augmentant le taux d’intégration en se basant bien entendu sur la recherche scientifique. Il a également passé en revue les approches ayant permis une meilleure maîtrise des prix «et donc la réalisation de la valeur ajoutée et la lutte contre la surfacturation, en ce sens que nous avons obtenu des résultats très significatifs en termes de baisse des prix des produits finis et de matières premières». «De même que nous avons veillé à instaurer un équilibre entre la réduction de la facture d’importation et l’approvisionnement du marché par des médicaments fabriqués localement», a-t-il encore expliqué. Dans le cadre des différents axes et orientations stratégiques de l’année 2022, notamment en ce qui concerne la production, la recherche, le développement et l’exportation, le Groupe pharmaceutique public «Saidal» ambitionne de produire localement les principes actifs à travers plusieurs partenariats qu’il mène actuellement, a-t-il ajouté. A travers cet évènement scientifique, poursuit le ministre, il sera question de mettre en lumière «l’importance majeure» des études cliniques et l’évaluation économique pharmaceutique dans divers domaines thérapeutiques, notamment l’oncologie et certaines maladies chroniques. «Le volet recherche et développement sur la base d’études cliniques est le meilleur moyen pour augmenter le taux d’intégration à la faveur de la création d’une industrie pharmaceutique locale complémentaire en Algérie», a-t-il estimé. Organisées, samedi et dimanche, les Journées internationales sur l’évaluation des technologies de la santé ont pour intitulé «Implémentation de la pharmaco-économie en Algérie : challenges et perspectives».
F. L.

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