21.9 C
Alger
jeudi 30 juin 2022

Incivisme à Mostaganem: La loi revendique sa stricte application

Quelques fois à Mostaganem, on se croirait au-dessus de la loi. Dans cette cité on fait tellement de choses illicites, pas réglementaires du tout, sans se soucier des conséquences. Ici comme ailleurs il n’y a pas de vide juridique, il y a plutôt l’insouciance de l’ordre public. Il est inadmissible que des individus inconscients adoptent des comportements portant préjudice aux citoyens. Des chefs d’entreprise qui érigent des chantiers, barrent des voies d’accès, installent dangereusement des grues parfois avec des contrepoids menaçants, placent des barricades, des haies de chantier et bloquent des ruelles par des chaînes. A Mostaganem, on a banalisé les interdits. Ceux qui enfreignent la loi et les règlements sont de plus en plus nombreux et cela semble être normal. Dans cette capitale de wilaya on observe tous les jours des comportements d’incivisme désolants. A Mostaganem, on occupe les trottoirs, on bloque les arcades aux passants et on les renvoie sur la chaussée, on se branche illicitement sur les poteaux d’éclairage public, on stationne sur les trottoirs, on empêche le stationnement réglementé en réservant l’espace par des caisses de limonade, par des cônes ou par n’importe quel objet. A l’intérieur des marchés, on étend les stands sur les allées destinées aux clients, on squatte les bâtisses désaffectées des administrations. Bref, on stationne sur les ronds-points des voies à grande vitesse, exposant les automobilistes au péril… Dans cette ville qui aspire à un rang touristique, il se passe des choses révoltantes. On pille le mobilier urbain dans un mutisme insupportable. On vole des portes d’entrée en métal des bâtiments, des mosquées, on arrache des plaques de signalisation et des couvercles d’avaloirs, de vannes, on pille tout ce qui est vendable… C’est incroyable ce qui se passe à Mostaganem. Le transport en commun est désordonné et provoque le chaos dans certains points du tissu urbain. Beaucoup de bus de transport en commun ne doivent plus circuler si la loi s’appliquait. Des bus délabrés, trop vétustes, avec une carrosserie abîmée, sans feux de signalisation, continuent de circuler, mettant la vie des passagers en danger… et les statistiques d’accidents de bus en témoignent bel et bien. Ces nouveaux élus de l’APC semblent être frappés de cécité. Personne ne voit rien, mais surtout fait semblant de ne rien voir. Où va-t-on avec la clochardisation d’une grande ville qui ne revendique que l’application de la loi ni plus ni moins ? A Mostaganem, on se permet tout et on fait semblant d’ ignorer la loi. Le comble, ce ne sont pas ces comportements extravagants qui exaspèrent, mais plutôt l’indifférence de ceux qui sont censés être responsables et faire appliquer la loi qui n’est pas du compréhensible. Enfin, pour mettre fin à cette anarchie, la télésurveillance est le seul rempart.
Lotfi Abdelmadjid

Article récent

--Pub--spot_img

Articles de la catégorie

- Advertisement -spot_img