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dimanche 14 août 2022

Incivisme à Mostaganem : A défaut de télésurveillance, le pillage du mobilier urbain s’intensifie

A l’instar des autres villes, Mostaganem est aussi victime de dégradation occasionnée par le vol croissant du mobilier urbain. Il y a quelques années de cela, on s’inquiétait de l’incivisme, de comportements scandaleux, de dégradations multiformes du mobilier urbain.

Par Lotfi Abdelmadjid
En revanche, aujourd’hui on assiste à un autre phénomène beaucoup plus préoccupant. Des voleurs de mobilier urbain, trop bien structurés avec leur logistique, pillent la ville au vu et au su de tous. Impunis, ils dépouillent la cité de tout ce qui est métallique : vannes, égouttoirs, avaloirs, couvercles de regards, balustrades en métal, supports et plaques de signalisation routière, bois de bancs publics, fils électriques, rails de chemin de fer, tapis d’aires de jeu, panneaux d’abribus, clôtures de stades de proximité etc., qu’ils soustraient du décor urbain pour le revendre aux barons du marché clandestin de métaux ferreux et non ferreux. On a tous remarqué que la majorité des avaloirs existant sur le tissu urbain ont été volés et remplacés par de vieux pneus…. qui sont mis sur le vide afin d’éviter les accidents. Il faut souligner que depuis l’implantation de l’usine de fabrication de métaux, ce phénomène a pris de l’ampleur, mais quelle ampleur. Cette usine achète sans se préoccuper de la provenance des déchets ferreux déposés sur son site. C’est ahurissant de constater que là où il y a de l’argent il ya des espèces de réseaux même non structurés, mais ils existent bel et bien. Ceci signifie tout simplement que ceux qui achètent le mobilier soustrait à la ville connaissent parfaitement sa provenance. Par conséquent, ceux-là sont des receleurs, donc condamnables. On pourrait même parler de réseaux puisque le vol du mobilier urbain s’amplifie à une vitesse vertigineuse. Ces réseaux ne pourraient pas être invisibles puisque des convois incessants de trailers transportent les déchets ferreux vers cette destination connue. On parle de réseaux, c’est presque certain, car là ou il y a de l’argent facile à gagner on s’y met même si la loi l’interdit. Tout porte à croire que l’on continue à voler le mobilier urbain dans l’impunité la plus totale puisque ce désastre ne s’arrête pas. Des camionnettes, des charrettes et autres, déambulent dans la ville avec un chargement de déchets sans s’inquiéter et personne ne dit rien. Le constat est sans appel, la ville est agressée dans son environnement. Ce fléau, singulièrement coûteux pour le Trésor public et étrangement embarrassant, doit être banni par l’installation de la télésurveillance. Un investissement qui mettra, sans nul doute, fin au massacre. Il faut rappeler que cette situation mutile le cadre de vie pour lequel certains ont travaillé dur. Mostaganem doit se débarrasser de ses énergumènes qui volent, saccagent et ruinent la cité pour deux sous.
L. A.

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