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jeudi 11 août 2022

Ils réclament un recrutement direct : Les titulaires de magistère et doctorat en colère

Réclamant «le recrutement direct, un droit garanti par la loi», la Coordination nationale des titulaires de diplôme de magistère et de doctorat a, dans un communiqué publié sur sa page Facebook officielle, appelé ses adhérents a participé au sit-in qui aura lieu devant le siège du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à Alger et ce, les 12, 13 et 14 septembre prochains. «Dans le cadre de la lutte de terrain en cours pour notre droit à l’emploi direct des titulaires de diplômes de magistère et de doctorat, la Coordination nationale des doctorants et des masters invite tous ses honorables adhérents à participer au sit-in national qui commencera le dimanche 12 septembre 2021 à partir de 10h00 devant le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique au niveau de la capitale», indique le communiqué de la Coordination. Dans sa publication, la Coordination, créée il y a 2 ans et qui a organisé plusieurs actions de protestation, dénonce le «blocage du recrutement des élites» et assure que «la protestation reste l’unique solution pour arracher le droit à l’emploi face à l’intransigeance de la tutelle qui piétine les lois qui garantissent ce droit au travail pour les élites nationaux». La Coordination réaffirme que «le gouvernement refuse de budgétiser les postes aux diplômés de doctorat et de magistère, alors que les universités connaissent un besoin en recrutement». «Le recrutement est un droit non une faveur et on ne s’arrêtera pas de protester jusqu’à l’obtention de nos droits», insiste dans son communiqué la Coordination qui compte durcir son mouvement si la revendication n’est pas prise en charge. A ce propos, il est à rappeler que le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdelbaki Benziane, avait affirmé, en avril dernier, que le recrutement direct des diplômés de doctorat était «impossible», en raison de leur nombre important qui dépasse les 5 000 par an, ce qui, selon lui, a amené le ministère «à penser à de nouveaux espaces favorisant leur emploi notamment au niveau de la Fonction publique et des établissements économiques et sociaux». Le premier responsable du secteur de l’Enseignement superieur avait démenti «le blocage du recrutement des diplômés du troisième cycle universitaire», précisant qu’il «se fait annuellement conformément aux besoins minutieux de l’Université et obéit à des normes de sélection qui tiennent compte de l’aspect pédagogique et de l’activité scientifique des candidats».
Thinhinene Khouchi

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Le 11 Aout 2022

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