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mercredi 5 octobre 2022

Il portait Constantine dans son cœur et l’Algérie chevillée au corps: Le sociologue et historien Abdelmadjid Merdaci n’est plus

La disparition, jeudi soir à Alger, du sociologue et historien Abdelmadjid Merdaci n’a pas manqué d’émouvoir et d’attrister de nombreuses personnalités et citoyens de la ville de Constantine dont il est l’un de ses fils valeureux, décédé des suites d’une longue maladie à l’âge de 75 ans.

Par Racim C.

De l’avis de ses amis et proches, «le défunt portait Constantine dans son cœur et l’Algérie chevillée au corps» avec un attachement profond qui transparaissait fortement à travers ses nombreux ouvrages et contributions sur l’histoire, la littérature, le théâtre, la musique, le cinéma et même le sport. «C’est une grande perte pour la ville de Constantine et pour l’Algérie», confie à l’APS le Pr Abdelhamid Aberkane, très affecté par la perte du défunt Abdelmadjid Merdaci qu’il considère comme «un frère, un homme vrai et entier, très engagé et courageux». Emu par le décès de cet «homme d’une très grande culture», le Pr Aberkane a loué les «qualités morales du défunt, une grande personnalité très respectée, un homme inlassable, très amoureux de la culture et de la musique, très généreux et d’une simplicité absolue». Et d’ajouter : «Abdelmadjid était un patriote qui aimait sa ville et son pays et n’avait de cesse d’organiser des rencontres et de prendre des initiatives pour faire vivre la culture». Très peiné par le décès de Abdelmadjid Merdaci, Mouloud Bensaid, homme de culture de Constantine et proche du défunt, décrit, pour sa part, «une illustre personnalité chérissant l’art et la culture dont il était insatiable, aspirant inlassablement à tout connaître du patrimoine culturel constantinois et national». «Le défunt était très cultivé et n’avait de cesse de défendre la culture et la musique de la ville de Constantine ainsi que son histoire», souligne-t-il, tout en adressant «une pensée émue aux membres de sa famille, des enfants de la ville très respectés». De son côté, Toufik Benzegouta, président de l’association des Amis de Constantine, a mis l’accent, outre les qualités morales et culturelles du défunt unanimement reconnues par ses amis et proches, sur «le couple extrêmement et extraordinairement soudé et inséparable qu’il formait avec son épouse qui était toujours présente à ses côtés en toutes circonstances». Pour rappel, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a adressé hier un message de condoléances à la famille de Abdelmadjid Merdaci, dans lequel il a salué les contributions de l’éminent professeur universitaire dans «l’enrichissement de la pensée et de l’histoire, priant Dieu Tout-Puissant de l’accueillir dans Son vaste paradis et d’assister les siens en cette épreuve». Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a également publié hier matin un message de condoléances sur son compte Facebook, dans lequel il exprime sa «grande tristesse» suite au décès du professeur et chercheur Abdelmadjid Merdaci. Très proche du défunt, l’historien français, Benjamin Stora, a exprimé, de son côté, son «immense peine», rendant hommage, via un post Facebook, à son «frère, ami et grand historien Abdelmadjid Merdaci». Ecrivain, sociologue et historien, le défunt professeur Abdelmadjid Merdaci est l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’Histoire de la ville de Constantine et la guerre de Libération nationale, notamment «Le dictionnaire des musiques et les musiciens de Constantine», «La fonction présidentielle en Algérie», «GPRA, un mandat historique (19 septembre 1958-3 août 1962)», «Novembre 1954, de l’insurrection à la guerre d’indépendance» et «Constantine, citadelle des vertiges». Abdelmadjid Merdaci est également l’auteur d’un ouvrage biographique, «Les clés retrouvées», paru en 2015, dans lequel il relate son enfance à Constantine. Le défunt a été inhumé hier à Constantine au cimetière central de la ville.


R. C.

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