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samedi 1 octobre 2022

Il évoque Obama lors du procès en appel de Haddad: Quand Sellal fait du Sellal

Le procès en appel de l’homme d’affaires Ali Haddad s’est poursuivi, hier, à la Cour d’Alger, par l’audition des accusés.

Par Aomar F.

Après l’ancien Premier ministre, Ahmed Ouyahia, le juge a auditionné l’autre ancien Premier ministre Abdelmalek Sellal, condamné en première instance à une peine de 12 ans de prison ferme, assortie d’une amende de 1 million de dinars pour octroi d’indus privilèges, abus de fonction et dilapidation de deniers publics. Répondant aux questions du juge, Sellal qui a réitéré les déclarations qu’il avait faites devant le tribunal et a nié en bloc les faits qui lui sont reprochés, justifiant ceci par sa qualité de Premier ministre qui « appliquait le programme de l’ex-Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, un programme cautionné par le Parlement », a-t-il dit. Sellal a ajouté qu’il ne relevait pas de ses prérogatives en tant que Premier ministre de suivre les projets et qu’il n’intervenait pas dans la gestion des marchés publics, précisant que les décisions du Conseil des Participations de l’Etat (CPE) étaient prises en présence des ministères régaliens. Evoquant la question du financement occulte de la campagne électorale, il expliquera que lorsqu’il avait été chargé de diriger la campagne électorale en faveur du candidat Bouteflika à la Présidentielle d’avril 2019, il n’était responsable que de « l’aspect organisationnel » tandis que le volet financier était à la charge du membre du Conseil de la nation, Hamoud Chaid, décédé cette année. » Par ailleurs, les déclarations de Sellal ne se sont pas limitées à cela. L’ancien Premier ministre a fait des révélations ayant surpris, fait rire et laissé l’assistance perplexe. Evoquant sa visite officielle aux Etats-Unis, il dira :  » alors que j’étais avec Barack Obama dans son bureau, il m’a proposé un verre de vin. J’ai refusé mais lui ai dit que j’allais le boire s’il consentait à offrir à l’Algérie une bombe atomique « . Il a aussi révélé avoir été infecté par le coronavirus mais qu’il est guéri, après deux semaines d’hospitalisation. Abdelmalek Sellal, lors du procès, ne s’est pas départi de son sens de la plaisanterie. Au principal accusé, Ali Haddad, jugé en visioconférence, qui se plaignait de ne pas bien entendre ce qui se passait dans la salle d’audience, il lui lancera :  » N’aie pas peur, ce n’est pas de toi que je parle « . Tout en clamant son innocence, Sellal a déclaré que depuis 16 mois, il a la  » conscience tranquille  » et il s’est interrogé sur les raisons qui l’ont conduites en prison. Il a aussi affirmé que s’il avait la possibilité, il voterait le 1er novembre à l’occasion du référendum sur la révision de la Constitution.

A. F.

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