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mardi 28 juin 2022

Histoire/Révolution: Décès de la moudjahida Annie Steiner

La moudjahida Annie Steiner, militante de la cause algérienne durant la guerre de Libération nationale, est décédée mercredi soir à Alger à l’âge de 93 ans, a-t-on appris, jeudi, auprès de ses proches.

Par Hamid H.

Elle a été inhumée jeudi au cimetière d’El Alia, à Alger. Née en 1928 à Hadjout (ex-Marengo), Annie Steiner s’est engagée en faveur de la cause nationale au lendemain du déclenchement de la Révolution du 1er Novembre 1954, après avoir constaté l’oppression et l’injustice du colonialisme français envers le peuple algérien.

Zitouni présente ses condoléances à la famille de la militante de la cause nationale Annie Steiner
Le ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, Tayeb Zitouni, a adressé, jeudi, un message de condoléances à la famille de la moudjahida Annie Steiner, «l’amie fidèle et loyale de la cause algérienne» durant la guerre de Libération nationale et après l’indépendance, décédée mercredi. La défunte a été inhumée jeudi après-midi au cimetière d’El Alia, à Alger. Le ministre des Moudjahidine a présenté à la famille de la défunte «ses condoléances les plus attristées et ses sincères sentiments de solidarité et de compassion en cette douloureuse épreuve», soulignant que l’Algérie «perd avec la disparition d’Annie Steiner une amie fidèle et loyale de la cause algérienne durant la guerre de Libération nationale et lors du processus d’édification nationale, une moudjahida et une militante dévouée, éprise de l’Algérie jusqu’au dernier souffle».
La vie d’Annie Steiner a pris un tournant décisif en 1956 après son arrestation par les forces coloniales pour son engagement en faveur de la cause algérienne et des revendications d’indépendance des Algériens.
La regrettée, âgée alors de 28 ans, travaillait dans un centre social, ce qui lui a permis de s’enquérir de près des conditions de vie des Algériens et de leurs souffrances.
Arrêtée en 1956, elle devient la première femme jugée par un tribunal militaire qui l’avait condamnée à 5 ans de prison. Une peine qu’elle purge dans plusieurs prisons algériennes et françaises jusqu’à 1962.
Au lendemain de l’indépendance, elle contribue aux côtés de Mohamed Bedjaoui à la réorganisation de la nouvelle administration algérienne, en tant que Haut fonctionnaire au secrétariat général du gouvernement algérien, un poste qu’elle occupera pendant 30 ans.
Elle se consacre ensuite au bénévolat et aux actions humanitaires et participe à plusieurs rencontres historiques et émissions télévisées pour apporter ses témoignages vivants sur son parcours militant et révolutionnaire.
H. H.

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