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mardi 21 mars 2023

Hausse des prix: L’impact atténué grâce à la politique sociale de l’Etat

La politique sociale de l’Etat algérien, renforcée par les récentes exonérations fiscales, a réussi à atténuer les effets, sur les salariés, des hausses des prix des produits alimentaires de base à l’international, soulignent des observateurs, se félicitant des dernières mesures prises pour venir à bout des spéculateurs.

Par Farid L.

Comparés à d’autres pays où des salariés ont été fortement impactés par les hausses des prix, «les bas revenus en Algérie ont eu un sacré coup de pouce à leurs salaires grâce aux exonérations fiscales et à la hausse du SNMG, décidées par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui a réitéré son engagement à poursuivre la politique sociale de l’Etat, prônée dans la déclaration du 1er Novembre 1954», relèvent ces observateurs. Par contre, dans un pays européen, par exemple, l’inflation a touché tous les postes de dépenses sans qu’il y ait un coup de pouce sur la fiche de paie de près de 50 % des salariés et 30 % ont bénéficié de 2 % d’augmentation, très insuffisant pour faire face à cette flambée des prix sans précédent. De surcroît, dans ce même pays, la baguette de pain et les pâtes alimentaires vont connaître des hausses considérables. L’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a alerté sur la forte hausse des prix alimentaires mondiaux et ses lourdes conséquences.
Selon l’organisation onusienne, l’inflation a gagné les prix alimentaires mondiaux, au plus haut depuis près de dix ans. Les hausses sont spectaculaires en un an : 88 % pour le maïs et plus de 50 % pour le blé. Plus de 40 % de hausse en un an sur les biens alimentaires. La flambée du prix du blé menace des pays entiers qui risquent de ne plus avoir les moyens d’acheter ce produit sur les marchés internationaux. La pandémie, la sécheresse, l’augmentation du prix du pétrole et l’explosion des prix du fret maritime sont autant de facteurs qui sont à l’origine de cette poussée des prix. Certains pays ont connu plus de 200 % de hausse des prix alimentaires. La forte augmentation des prix des produits alimentaires dans un pays a fait basculer 7 millions de personnes de plus dans la pauvreté, souligne-t-on de même source.

La spéculation : un mal algérien qui a la peau dure
Cependant, ces mesures devraient suffire largement sans cette «éternelle et dangereuse intrusion de spéculateurs qui sont à l’affût de chaque augmentation des prix à l’international pour procéder à des stockages de grande ampleur pour assécher le marché de certains produits alimentaires et provoquer des hausses vertigineuses des prix», alertent ces observateurs, qualifiant ces spéculateurs de «horde criminelle qui agit depuis des décennies». Selon la même source, la «spéculation à l’algérienne a la peau dure et est unique au monde». Cette spéculation «a pourri le quotidien des Algériens des années durant, en exploitant à fond et sans vergogne les failles d’un Etat spectateur, voire complice par moments», estime-t-on. «Ce sont de grands prédateurs sans foi ni loi qui ont profité de l’absence de lois répressives pour entretenir la confusion entre économie de marché et économie de bazar, propre à une certaine idéologie», analyse la même source. Les dernières mesures prises par l’Etat algérien pour éradiquer ce mal sont «un premier pas pour venir à bout de ces mains invisibles qui essayent de tordre le cou au citoyen algérien», selon les mêmes observateurs.
F. L.

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