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lundi 27 juin 2022

Hausse des prix des aliments de bétail à Béjaïa: Aviculteurs et éleveurs réclament l’intervention des autorités

Les aviculteurs et éleveurs de bovins, ovins et caprins de la wilaya de Béjaïa se sont rassemblés, hier, devant le siège de la wilaya avec d’autres éleveurs venus de plusieurs wilayas du pays, notamment de Bordj Bou-Arréridj, Khenchela, Djelfa, Bouira, Tizi-Ouzou.

Par H. Cherfa

Les professionnels de ces filières réclament l’intervention des autorités afin de les aider à faire face à la crise portant sur l’indisponibilité des aliments de bétail et exprimer leur inquiétude sur la menace qui pèse sur la filière qui est, selon eux, «en danger». Les protestataires relèvent le fait que les aliments sont introuvables sur le marché et que le prix du soja est passé en quelques mois de 6 000,00 à plus de 10 000,00 DA. Selon eux, alors qu’il était fixé l’an dernier à 4 000,00 DA le quintal, il coûte le triple aujourd’hui. «La solution est la baisse des taxes prélevées, surtout la taxe douanière», proposent-ils. Ils regrettent le fait que «la production des aliments de bétail en Algérie, dont le soja, a provoqué l’effet inverse sur le plan des prix qui ont flambé au lieu de baisser». Les éleveurs estiment que «la filière avicole est menacée d’extinction» et le stockage des aliments a induit une pénurie sur le marché. Une pénurie provoquée «implicitement, afin de renchérir les prix les semaines à venir», accusent-ils. Pour un éleveur, le maïs qui coûtait 2 800,00 DA il y a quelques mois est actuellement coté à 4 500,00 DA et le soja est passé à 13 000,00 DA le quintal, alors qu’il coûtait 3 800,00 DA et 6 000,00 DA ces derniers mois.

Monde du travail : l’Union de wilaya monte au créneau  
L’union de wilaya (Ugta) s’est fâchée. Elle a appelé, à l’issue de son dernier conseil syndical tenu au courant du mois, à un front commun de lutte pour «faire face aux oligarques qui guettent et menacent les emplois des travailleurs, au fascisme de certains responsables».
Pour ce faire, elle a appelé, dans le communiqué qui a sanctionné les travaux de son conseil de wilaya, «les travailleurs de toutes les entreprises et établissement publics et privés à répondre massivement au rassemblement qui aura lieu ce lundi dans la matinée au niveau de l’EPB et qui sera appuyé par une marche vers le siège de la wilaya avec un arrêt devant le siège de Cevital». L’union de wilaya compte réclamer, lors de cette journée de contestation, «la réintégration des travailleurs de Numilog licenciés abusivement, le libre exercice du droit syndical dans les secteurs public et privé, la prise en charge effective des problèmes des entreprises en difficultés (briqueteries de Seddouk et Rémila, Bureau d’études Béjaïa et Alrec et les corps communs de l’Education) et le paiement de tous les arriérés des salaires des travailleurs». D’autres points seront également mis en avant lors de cette journée de protestation, dont «l’arrêt immédiat des poursuites judiciaires intentées à l’encontre des syndicalistes de l’EPB en pleine action de protestation devant le siège de la direction, la réhabilitation des entreprises en difficulté et leur dotation en plan de charge, la promulgation des statuts amendés et l’intégration des cops communs dans leurs statuts respectifs». Les cadres syndicaux de l’Union de wilaya ont «interpellé» les pouvoirs publics «à se pencher sérieusement sur la situation socio-économique qui prévaut au niveau de la wilaya. Ces derniers avaient auparavant dressé un tableau noir de la situation socio-économique de la wilaya qui, de leur avis, «s’aggrave davantage et devient très inquiétante» car «le plan de déstructuration du tissu industriel de la wilaya est mis en branle», estime-t-on. Ils en veulent pour preuve les centaines de travailleurs qui sont abusivement licenciés au niveau de Numilog, Gesi-TP, Ozgun, alors que d’autres sont restés sans salaires depuis plusieurs mois dont ceux des briqueteries de Seddouk et Rémila, de bureau d’études. Ils évoquent aussi les entreprises menacées de fermeture telles que APMC-Divindus, Alcovel, Alfaditex, SNTEX Kherrata, SeS Tiab, Gesi-TP, Alrec, Capref et les tentatives de privatisation de centaines entreprises considérées comme des fleurons de l’industrie nationale par «l’injection d’entreprises sous-traitantes», entre autres, l’EPB, ETDUB, et GESL-TP. L’Union de wilaya revient aussi sur le développement de la wilaya qui est en panne et les projets mis en veilleuse tels que la réalisation d’un CHU, le tramway, les travaux de la pénétrante, le stade olympique de plus 35 000 places, entre autres.
H. C.

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