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dimanche 26 juin 2022

Hassi Messaoud : A la station Z-Cina, la jeunesse a pris les commandes

Rien n’est laissé au hasard. Performance dans la production, maîtrise des installations et jeunesse du management, car le vrai capital de la Sonatrach demeure son potentiel humain et la compétence de ses effectifs.
Une des plus récentes installations dans le champ Nord de la région pétrolifère de Hassi Messaoud, appartenant à la Compagnie nationale des hydrocarbures (Sonatrach), cette nouvelle station de traitement des gaz associés et séparation d’huiles est implantée au nord de la Zone du complexe industriel Naili- Abdelhalim (ZCINA), situé à six km de Hassi Messaoud. Elle permettra l’augmentation de la production de pétrole brut par l’injection du gaz traité jusqu’à 16 millions de m3/j à travers une nouvelle boucle de gaz-lift de diamètre 20′ qui alimente 15 postes de détente, a expliqué le directeur d’exploitation de cette station. Elle permet également le maintien de la pression du gisement du champ par la réinjection d’un volume de 8 millions m3/j de gaz de haute pression via deux pipelines de diamètre 14′ et 15′. D’un montant global de 50 milliards de dinars (635 millions de dollars), la réalisation des installations de ce projet a été effectuée par l’indien «Dodsal Engineering and Construction» avec le recours à plusieurs entreprises algériennes sous-traitantes, dont Cosider. Actuellement, cette station opère avec 107 agents en emploi direct et le système 4/4. Z-Cina ne concerne pas uniquement les installations, mais surtout son personnel opérationnel en exploitation qui est jeune, faut-il le préciser, et qui est composé de 40 agents, dont 8 ingénieurs et 32 techniciens, celui de la maintenance compte 39 agents, dont 15 ingénieurs et 24 techniciens.

Les agents du HSE sont, quant à eux, au nombre de 28, dont 2 ingénieurs et 26 techniciens. A l’instar de tout l’effectif de la direction d’exploitation de la région, celui de Z-Cina est dans son absolue majorité jeune. «Notre travail est très technique et la plupart des postes ne se trouvent pas sur le marché du travail, ce sont des connaissances qu’on acquiert au niveau des installations», dira Abdelaziz Amokrane, directeur d’exploitation de la région, qui poursuit : «Nous recrutons des ingénieurs, des chimistes, généralement des raffineurs, des ingénieurs en gaz, des techniciens qui ont fait le génie des procédés à l’université, l’INH ou l’IAP de Boumerdès». Le responsable de la région précise davantage : «Après le recrutement, ils sont mis en formation. Nous leur confions des tâches selon leur niveau de connaissances, et quand ils acquièrent de l’expérience, ils occupent d’autres fonctions plus complexes».
Cette expérience et surtout l’assurance se constatent, effectivement, dans l’exposé que vous fait Mohamed Bensliman, 38 ans, chef de service exploitation au niveau de Z-Cina. Avec un discours fluide, une maîtrise totale des techniques et procédés de l’installation, Mohamed vous fait visiter «son complexe» en expliquant ses moindres fonctions avec ferveur et une touche de fierté. La même allure se dégage quand il indique l’espace réservé à la mise en place d’un quatrième train qui devrait être réceptionné d’ici le mois de juin prochain. Kadour Baali, la quarantaine, est «monsieur Sécurité» dans la station. Il ne vous quitte pas d’un pas, tout en orientant la parcours de la visite. Le chef «service sécurité» est somme toute comme le vrai patron de l’installation. Ici, c’est la sécurité des hommes et celle de l’infrastructure qui prime. «On ne laisse rien au hasard», martèle-t-il. «C’est un patrimoine national et il nous a coûté beaucoup d’argent, nous devons être aux aguets à la moindre anomalie», nous précise-t-il. La mission de son effectif c’est «la prévention, intervention et protection de l’environnement» et il travaille en deux équipes «casernées», c’est-à-dire qui ne quittent jamais l’installation durant 28 jours par mois.
Ce même air de jeunesse et de vigueur se dessine aussi chez Sihem Aït Hocine, la trentaine, ingénieur-environnement. Cette diplômée de l’Institut algérien de pétrole (IAP) est l’une des quatre femmes faisant partie d’une équipe de douze professionnels dont la mission est la gestion de la pollution des eaux, du sol ainsi que celle des déchets et des produits chimiques. Leur travail ne s’arrête d’ailleurs pas à ce qui se passe uniquement dans l’enceinte de la station. Sihem et ses collègues sont à cheval même pour ce qui est de la protection de l’environnement animalier. «Nous aménageons aussi des abreuvoirs pour les chameaux qui rodent à l’extérieur des clôtures de la station», nous dira-t-elle. C’est pour dire qu’au niveau de Z-Cina Hassi Messaoud, rien n’est laissé au hasard. Performance dans la production, maîtrise des installations et jeunesse du management, car le vrai capital de la Sonatrach demeure son potentiel humain et la compétence de ses effectifs.
M. H.

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