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samedi 1 octobre 2022

Guerre en Ukraine: Moscou et Kiev pourraient s’entendre sur un accord de paix d’ici une semaine

Trois semaines après le début de l’invasion décidée par Moscou, le conseiller présidentiel ukrainien Mykhailo Podolyak a estimé qu' »il faudrait entre quelques jours et une semaine et demie pour que l’Ukraine et la Russie parviennent à un accord de paix », a rapporté le média en ligne ukrainien Liga.net.

Par Meriem Benchaouia 

« Kiev veut fixer en détail un plan spécifique pour le retrait des troupes russes d’Ukraine dans l’accord de paix », a indiqué M. Podolyak, qui est également membre de la délégation ukrainienne aux pourparlers de paix avec la Russie.   « Si l’accord est signé, il permettra à l’Ukraine et à la Russie de mettre fin à la phase aiguë du conflit », a-t-il ajouté.  Mercredi, M. Podolyak avait dit que le président ukrainien Volodymyr Zelensky pourrait s’entretenir avec son homologue russe Vladimir Poutine dans les prochains jours. Par ailleurs,  le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba a demandé jeudi que la Turquie soit « l’un des garants » d’un éventuel accord avec la Russie, a annoncé son homologue Mevlut Cavusoglu, en visite à Lviv dans l’ouest de l’Ukraine. « L’Ukraine a fait une offre sur l’accord de sécurité collective: P5 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, ndlr), plus Turquie et Allemagne », a précisé M. Cavusoglu lors d’une conférence de presse commune avec le ministre ukrainien. »La Turquie est l’un des pays que nous souhaiterions comme garant », a avancé pour sa part M. Kouleba, selon l’agence de presse turque Anadolu. Les « Cinq » permanents sont les Etats-Unis, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni et la France. « Lors de mes contacts à Moscou hier, j’ai vu que la Fédération de Russie n’y voyait aucune objection et qu’elle pouvait accepter une telle offre », a précisé le ministre turc qui a rencontré mercredi à Moscou le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

 Poutine et Erdogan discutent de la coopération bilatérale et de  l’Ukraine
Le président russe Vladimir Poutine et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan ont discuté de la coopération bilatérale et de la crise ukrainienne lors d’une conversation téléphonique jeudi.   Les deux dirigeants ont évalué positivement les récents entretiens entre leurs ministres des Affaires étrangères et ont exprimé leur soutien à la poursuite du développement d’une coopération commerciale et économique mutuellement bénéfique, a indiqué le Kremlin dans un communiqué.   « Ils ont également échangé leurs points de vue sur l’opération militaire spéciale de la Russie en Ukraine, et M. Poutine a informé M. Erdogan des pourparlers de paix entre Moscou et Kiev », a jouté la même source.  M. Erdogan a remercié M. Poutine pour l’évacuation des citoyens turcs d’Ukraine et la sortie en toute sécurité des navires transportant des marchandises turques des ports russes de la mer d’Azov, selon la même source.

Les besoins de la population s’accentuent, selon l’ONU
 La cheffe des affaires politiques de l’ONU, Rosemary DiCarlo, a alerté  sur la situation humanitaire en Ukraine, soulignant que les besoins de la population ne cessent d’augmenter au fils des jours. « Les besoins de la population augmentent de jour en jour. L’ONU demande un passage sûr pour les civils et les fournitures humanitaires dans les zones encerclées », a-t-elle souligné devant le Conseil de sécurité réuni en urgence sur la situation humanitaire en Ukraine à la demande de la Russie. Elle a notamment déploré la destruction de centaines de bâtiments résidentiels, d’hôpitaux et d’écoles, tout en appelant les parties au conflit russo-ukrainien « à respecter pleinement leurs obligations de protéger la vie de tous les civils partout ». De son côté, le chef de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghrebreyesus, a indiqué que ce conflit a des conséquences dévastatrices sur la santé du peuple ukrainien. »Les services de santé et l’accès aux produits de base sont gravement perturbés en raison de la destruction généralisée des infrastructures d’approvisionnement en eau et d’assainissement et, de plus en plus, des établissements de santé », a-t-il souligné devant l’instance exécutive de l’ONU.

M.B.   

 

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