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lundi 27 mai 2024

Grève les 16 et 17 novembre dans l’Education : Le Cnapeste maintient la pression

Le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste) a annoncé le maintien de son mouvement de grève cyclique lancé le 2 novembre dernier, appelant ses adhérents à participer en masse à la grève des 16 et 17 novembre.

Par Thinhinene Khouchi

Le Cnapeste ne lâche pas prise. Et pour cause, pour la troisième semaine consécutive, le syndicat va paralyser les écoles durant deux journées. En effet, dans un communiqué publié sur sa page Facebook au lendemain de sa grève des 8 et 9 novembre, il précise qu’il maintient ses revendications en  soulignant l’impact de la terrible baisse du pouvoir d’achat et la gravité de la situation sociale actuelle, et au vu des résultats d’une rentrée scolaire complexe dans tous les domaines qui ont pesé sur le professeur. Dans ce même communiqué, le syndicat a exprimé son inquiétude face au recul «alarmant» du pouvoir d’achat. Sur ce point, le Cnapeste a réclamé la nécessité de revaloriser les salaires des enseignants, mais aussi de les «rendre économiquement à l’aise». D’autres revendications figurent également dans le communiqué du Cnapeste, on y retrouve l’exigence de la priorisation des dossiers de demande de logement des enseignants. «C’est un moyen fondamental pour assurer sa stabilité et la bonne exécution de ses nobles fonctions», a souligné le syndicat. Par ailleurs, le Cnapeste a soulevé des revendications socioprofessionnelles liées notamment à la retraite, aux œuvres sociales, à la médecine du travail ainsi que la mise à jour de la subvention compensatoire de la région. Il est à noter que les deux grèves cycliques qui ont eu lieu les 2 et 3 novembre et les 8 et 9 novembre derniers ont été marquées par une participation mitigée. Malgré cela, le syndicat a décidé de maintenir la pression en appelant à cette nouvelle grève. A rappeler que l’Association nationale des parents d’élèves a condamné ces appels à la grève et même menacé d’interpeller les autorités pour préserver l’intérêt des élèves et maintenir l’école à l’abri de toute forme de contrainte. Par ailleurs, si les autres syndicats partagent les mêmes revendications que le Cnapeste, ils refusent de débrayer, privilégiant le dialogue mais surtout un mouvement de protestation «général» et «multisectoriel» dans le cadre de la Confédération des syndicats algériens (CSA) et ce, afin d’obtenir des résultats plus importants qu’en optant pour des grèves individuelles. C’est le cas du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest), de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef) et du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef) qui ont exprimé leur détermination à déclencher des grèves mais dans le cadre de la CSA. Selon Sadek Dziri, président de l’Unpef, «l’Unpef ne fera pas grève à part. On appellera à une grève générale dans le cadre du CSA». Idem pour Boualem Amoura, président du Satef, qui a d’abord dénoncé la situation des travailleurs algériens, notamment ceux de l’Education. Il a indiqué que «le constat est amer. Il y a une érosion vertigineuse du pouvoir d’achat. Les prix de tous les produits ont connu une flambée de façon inacceptable, alors que les salaires n’ont pas augmenté depuis 2012», confiant que «nous sommes pour une protestation collective entre les différents syndicats issus des secteurs de l’Education, de la Santé, des Transports, de l’Enseignement supérieur… car le problème du pouvoir d’achat touche aujourd’hui tous les travailleurs algériens». Enfin, Meziane Meriane, coordinateur du Snapest, a lui aussi privilégié la grève intersectorielle dans le cadre du CSA.
T. K.

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