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mardi 28 juin 2022

Grande manifestation citoyenne dans les rues de Béjaïa

Des milliers de personnes, en provenance des quatre coins de la wilaya, ont investi hier matin la ville de Béjaïa, à l’occasion du 2e anniversaire de la marche du mouvement national Hirak du 22 février 2019. Comme annoncé depuis la ville de Kherrata le 16 février dernier, une grande foule s’est d’abord rassemblée sur l’esplanade de la maison de la culture avant de s’ébranler sur le boulevard de la Liberté pour parcourir des centaines de mètres, passant par le siège de la wilaya, la place Saïd-Mekbel et finir devant le théâtre régional de Béjaïa. De grandes foules se sont d’abord rassemblées devant le siège de la wilaya, scandant des slogans anti-régime et attendant l’arrivée des autres manifestants dont certains sont venus de villages situés aux extrémités de la wilaya.
Des milliers de personnes de tout âge (jeunes, femmes, vieux, …) sont venus afin de crier leur ras-le-bol et réclamer avec beaucoup de force un changement radical du régime par la mise en œuvre de véritables mesures politiques pouvant aboutir à la construction d’un Etat de droit, une justice sociale et un Etat des libertés et d’unité. La ville s’est remise hier dans la grande ambiance des manifestations populaires, en dépit du mauvais temps. Drapeaux, banderoles, pancartes ont été arborés et des slogans ont été scandés à tue-tête et sans arrêt.
On a ressorti tout l’arsenal des slogans du Hirak. Les banderoles et pancartes remisées ont été dépoussiérées et ont continué à servir dans la rue, comme l’an dernier avant la crise sanitaire. A vrai dire, elles ont servi lors de la marche du 16 février à Kherrrata. «Kolna el issaba trouh, Koulna el issaba trouh», «Pouvoir assassin», «Mazalagh dhimazighen», «Djazair hourra democratia», «Libérez les détenus», «Sanassir sanassir hetta yahdouth etaghyir», «Astrouhem, astrouhem», «Winek winek ya adala», «El-istiklal, el istiklal», «Klitou lebled zawali mat…wekilkoum rabbi el aâli», «Djina bache terrahalou, madjinach nahtaflou», «Echaâb yourid el istiklal», «Adala moustakila», «Echaâb m’herrar houa li karar», «Echaâb yourid ikskat enidham», «Libérez l’Algérie», autant de slogans et bien d’autres ont été sans cesse scandés hier par la foule qui s’est séparée dans le calme. Sur les pancartes et les banderoles sont écrites des revendications politiques et sociales exprimant le désir du changement et la mal vie, entre autres. Notons que les avocats du barreau ont poursuivi leur mouvement de solidarité avec leurs collègues d’Akbou et de Blida. Ils ont organisé une marche pour réclamer l’indépendance de la justice et un Etat de droit.
Hocine Cherfa

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