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samedi 13 août 2022

Gigantesque découverte de gaz à Hassi R’Mel: Sonatrach mettra 10 milliards de m3 supplémentaires sur le marché

Avec le nouveau gisement gazier découvert récemment, la Compagnie nationale des hydrocarbures «Sonatrach» consolide la place de l’Algérie, en tant que fournisseur incontournable sur le marché gazier dans les décennies à venir.

Par Louisa A. R.

Nouvelle performance du groupe pétro-gazier national «Sonatrach» qui a fait une importante découverte de gaz à condensat dans le périmètre de Hassi R’Mel. Il s’agit d’un gisement de gaz à condensat avec des réserves estimées entre 100 et 340 milliards de m3.
Avec cette découverte, la cadence de l’exploitation va continuer à augmenter en 2023, a estimé Mahmoud Djidjelli, directeur de Division pétrolière engineering développement, activité exploration et production à Sonatrach, précisant que la compagnie pourra mettre 10 milliards de m3 supplémentaires sur le marché mondial d’ici la fin de l’année.
Invité de la Rédaction de la Chaîne 3 de la Radio algérienne, il a affirmé que «la découverte de ce nouveau gisement à Hassi R’Mel est réalisée à 100 % par le Groupe Sonatrach».
L’emplacement de cette découverte est plus important que les volumes qu’elle va offrir, a-t-il indiqué. «Contrairement aux autres gisements, celui-ci peut être développé en six mois, vu son emplacement, car tout est fin prêt, à savoir le planning des travaux, les installations pour le traitement, le réseau de collecte et de production qui existent déjà», a-t-il souligné. Ce gisement, a poursuivi M. Djidjelli, permettra aussi «à l’Algérie d’honorer ces nouveaux engagements d’exportation».
Ce n’est pas tout. D’autres gisements pétroliers et gaziers sont en cours d’exploration.
«80 % de l’activité de Sonatrach est centrée sur l’exploration. Nous avons déjà entamé le développement de la zone de Touggourt, qui a un potentiel de 80 000 barils/j», a-t-il détaillé, ajoutant que «le gisement de Ain Tsila va entrer en production à partir de l’année prochaine, avec une capacité de 12 millions de m3/j».
Les volumes évalués constituent l’une des plus grandes réévaluations des réserves des 20 dernières années, selon la compagnie pétrolière qui cite, comme évaluation préliminaire de ce potentiel, une fourchette entre 100 et 340 milliards de m3 de gaz à condensat. Cette nouvelle performance s’ajoute à une série d’autres qui ont marqué les deux dernières années. La conjoncture favorable du marché gazier a permis d’augmenter les exportations en 2021 de 54 % à travers les gazoducs et de 13 % par processus de liquéfaction, souligne encore la compagnie.
Abordant l’exploration pétrolière en offshore, le cadre de Sonatrach a indiqué qu’ils ont déjà été entamés. «Les travaux en offshore ont déjà été entamés. La séismique 3D a déjà été acquise et évaluée au large de Skikda», a-t-il fait savoir, précisant que «les travaux se poursuivent à Tlemcen, Mostaganem, Béjaia, Skikda». «Le potentiel n’est pas encore avéré». Pour M. Djidjelli, «à l’heure actuelle, les potentiels en offshore ne sont pas importants, vu la cherté des coûts d’investissement».
L. A. R.

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