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jeudi 25 février 2021

Galerie d’art Atelier 31: Une exposition de Said Debladji se prépare

Une exposition signée par l’artiste visuel Said Debladji se prépare pour être visible au public à partir du 23 janvier à la galerie d’art Atelier 31 sise à Oran, annoncent les responsables de cet espace artistique.

Par Abla Selles

Les œuvres de cette exposition sont présentées par Abderrahmane Djelfaoui sur la page Facebook de la galerie. Un long poème décrivant l’art et l’œuvre de Said Debladji a été partagé par Abderrahmane Djelfaoui sur la plateforme numérique de l’établissement.
«Said Debladji, un art en perpétuel renouvellement d’être Palimpsestes…», avait-il écrit. «Chaque jour l’artiste n’est pas près d’oublier son travail passé, même s’il le doit…
Alors, d’une lenteur d’ombre et rêverie, il a effacé le dessus de la page, (dessus de carton, bois, contreplaqué ou toile) pour reprendre sur cette même page le geste du semeur…
Peindre / Ensemencer à nouveau dessus ce qui restait d’infime trace, d’infime relief, de sillons, de points, micro-croûtes ou tâches : ce qui restait en fait de ses hésitations, années de haltes regardantes, ses revirements peut être aussi touché par la chaleur de la matière comme la terre peut l’être de son derme, même au plus profond des hivers…
Par ce biais le nouveau n’advient que par la grâce de l’ancien, ‘’retiré’’, comme un nuage passe ‘’essuyant’’ sa portion de ciel… Éclipsé. Éclipse ! Qui n’est qu’un moment de disparition, une apparence ou illusion pas tout à fait entière puisque l’éclipse fait vriller l’intuition du regard en le chevillant au sentiment d’une attente de corps… Frémissement de la vie…». Et de renchérir : «Passion lumineusement sourde et silencieuse que celle qui tout en ayant ‘’gommé’’ jour après jour le présent-passé (images souvenirs, esquisses ou même photographies sont encore là) n’en renouvelle pas moins l’existence intime de l’artiste sur le même/différent corps (support), ouvrant le plaisir à de nouvelles découvertes, parfois déconcertantes puisqu’elles peuvent aller jusqu’à des sortes de ‘’décalques’’ de déjà-vécu-déjà-vu… Vu ainsi, l’artiste Debladji n’est pas un Hamlet d’ ‘’Etre ou ne pas être ?’’. Il ne fait que sensuellement poursuivre sa passion dans son disparaître d’ondes perpétuelles, renouvelées, rayonnantes, l’une sur l’autre, l’une dans l’autre plus que l’une après l’autre…
Et la magie de ce cheminement en vis sans fin est de se faire à travers une palette de jaunes diffus, de bleus pâles, rouge cendré, tous frisés par une lumière rasante, parfois ‘’pointée’’, parfois crépusculaire. Palette qui tourne au fil des toiles comme une aube le long d’une rive. Laquelle ?…» Et de poursuivre : «En tout cas la touche est aérée, comme alcoolisée, ‘’n’empâtant’’ jamais ni le support ni notre regard et passant comme un oiseau fin de jour le ferait sur une tige d’arbre qui balance, balance, puis s’envole…
Un cheminement qui mène notre imaginaire en ballade vers des beautés ‘’simples’’ et ‘’évidentes’’ telle la dilution des tons se faisant plus pure et mystérieuse que les eaux d’une crique à l’ombre d’une falaise feuillue de fleurettes marines inconnues…». Et Abderrahmane Djelfaoui de finir son texte par : «Tout cela avec un certain trouble (je dirais trouble de sentiment et trouble de perception…) comme si l’artiste revenant d’ailleurs abordait ici et maintenant aux limites de la mise au point visuelle, celle d’un certain flou d’aisance mais toujours avec une élégance maîtrisée…».
A. S.

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