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mardi 3 août 2021

Frontière

Durant la campagne des primaires républicaines précédant l’élection présidentielle américaine de 2016, Trump avait définitivement fini de se distinguer de ses adversaires en assurant qu’une fois élu il réglerait le problème de l’immigration clandestine en construisant un mur à la frontière avec le Mexique. Une proposition qui avait aussi contribué à sa diabolisation par l’opposition démocrate et même par une partie des républicains. Mais aujourd’hui, six mois après avoir quitté la Maison-Blanche, son projet est repris par le gouverneur du Texas, Greg Abbott, qui annoncera la semaine prochaine son plan pour la construction d’un mur à la frontière entre le Mexique et cet État du sud des États-Unis. Dénonçant une immigration illégale «hors de contrôle» et annonçant une série de mesures de renforcement des moyens policiers pour l’arrestation de migrants, le gouverneur républicain a déclaré souhaiter la reprise des travaux lancés sous la présidence de Donald Trump et stoppés au premier jour du mandat de Joe Biden. Greg Abbott n’a cependant pas apporté plus de détails sur ses plans pour la construction de ce mur et des doutes subsistent sur la faisabilité d’un tel projet pour le Texas puisqu’une partie des terres à la frontière appartiennent au gouvernement fédéral ou à des particuliers. La barrière, le long des quelque 3 200 kilomètres de la frontière avec le Mexique, devrait «protéger le pays des migrants illégaux, criminels et trafiquants de drogue». «Promesse faite, promesse tenue», avait assuré en janvier la Maison-Blanche, pendant la visite de Donald Trump au Texas pour marquer l’achèvement de plus de 700 kilomètres de ce mur. Les arrestations de migrants à la frontière des États-Unis avec le Mexique ont atteint en mars leur plus haut niveau en quinze ans, selon des statistiques publiées en avril qui ont accentué la pression sur Joe Biden, accusé par l’opposition de minimiser la crise. Ils accusent le président d’avoir causé un «appel d’air» en assouplissant les politiques migratoires de son prédécesseur Donald Trump, et d’ignorer le problème ainsi créé. Reste à voir dans les prochains mois si le gouverneur texan réussira à mettre en place son projet, même si cela semble être compliqué, et surtout s’il sera suivi par d’autres États qui souffrent également de la pression migratoire et qui jusqu’à aujourd’hui restent démunis face à l’afflux de sans-papiers.

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