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samedi 13 août 2022

Front social: La grève se poursuit dans les services des impôts

La grève des travailleurs des impôts s’est poursuivie, hier, à travers différentes wilayas du pays. Cette action de protestation est à son deuxième jour et va durer jusqu’à aujourd’hui. Le Syndicat autonome des fonctionnaires des impôts (Safi) a affirmé que le taux de participation à la grève, à son premier jour, était de 80 %. Les personnels des services des impôts revendiquent, entre autres, une augmentation des salaires et de meilleures conditions de travail.
Les recettes des impôts de la wilaya de Béjaïa sont paralysées depuis deux jours (hier et avant-hier), suite à une grève nationale du secteur des Impôts, initiée par le Syndicat national autonome des fonctionnaires des impôts (Safi). Les grévistes reviennent à la charge après de nombreux mouvements de grève menés durant l’année 2020 et 2021, afin de revendiquer la satisfaction de plusieurs revendications socio-économiques et professionnelles des travailleurs du secteur. «La mouvement de contestation a affecté la majorité des inspections des impôts de la wilaya de Béjaïa, un peu moins l’hôtel des finances à Polyvalent et la Direction des finances», a-t-on appris. Mohand Arezki Sadki, secrétaire général de la section syndicale des recettes des impôts à Béjaïa, que nous avons contacté hier, dira : «Le taux de suivi de la grève a dépassé les
85 % et ce taux a été consolidé hier avec l’adhésion de nombreux travailleurs qui ont rejoint la grève». Et d’ajouter : «La participation à la grève est de 100 % au niveau des recettes des impôts de la wilaya, notamment à Tichy, Aokas, Souk El- Tennine et Kherrata, entre autres, 98 % au niveau des recettes de la région de la Soummam allant d’El-Kseur jusqu’à Tazmalt en passant par Sidi-Aïch et Akbou, précisant que le suivi du mot d’ordre de la grève est de 98 % au niveau des contributions de Seddouk. «Au chef-lieu de wilaya, la grève a été bien suivie, mais un peu moins par rapport aux recettes des autres grands centres urbains de la wilaya», a expliqué notre interlocuteur, soit 50 % à l’hôtel des finances à Polyvalent (Amriw), 10 % à la Direction des finances et 50 % au centre des impôts de Sidi-Ali Labher. Selon notre interlocuteur, la plateforme de revendications soumise aux autorités concernées, dont le ministre des Finances en 2020, n’a pas été prise en charge à ce jour, en dépit des engagements tenus par la tutelle envers le syndicat. «Il est possible que la grève soit reconduite dès la semaine prochaine si la situation reste en
l’état». «Une réunion devrait avoir lieu et des décisions seront prises en conséquences», soutient-il, sans exclure une nouvelle grève de 10 jours cette fois-ci. Les mécontents réclament résolument «la révision du statut particulier du fonctionnaire des impôts et le régime indemnitaire, la protection des agents du fisc, la dotation des recettes des contributions en moyens de travail (moyens matériels et humains…), l’organisation de formations en faveur du personnel des impôts afin de leur permettre d’accéder aux postes de responsabilité et d’évoluer dans leur profession». Le syndicaliste souligne ensuite que «les salaires des travailleurs des impôts sont très faibles», et plaide, en conséquences, pour que «le statut du secteur soit indépendant de celui de la Fonction publique». Les grévistes demandent, par ailleurs, «l’application de la loi organique et du système compensatoire».

Hocine Cherfa

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